samedi 10 mars 2018

X-1 - UNE SOCIÉTÉ NÉOLIBÉRALE


X-1 - Une société néolibérale.

Après des années d'évolution de notre cerveau, et donc de notre pensée, que sommes-nous devenus ? Nos sociétés sont mercantiles, nos neurones ne nous servent-ils plus qu'à compter ?

Le triomphe de la pensée comptable.
Consommons ensemble, la fête est dans le marché, c'est super de dépenser. Dé-pensons tous sans raison. Sans raisonner laissons les laisses de la mode nous balader.

Plus de la moitié de mon argent est récupéré par l’État.
Il a de l'argent parce qu'il m'en prend. Normal, il faut payer l'entretien de la nation et les services publics. Sauf que ça entretient surtout les palais et loisirs des nantis et la bureaucratie d'état me pourrit le quotidien.
Pour enrichir les riches en subventions diverses, il emprunte aux banques et à ceux trop pourvus, les riches. Les rentiers, les oisifs ne jouent pas au loto ; le hasard, c'est bon pour les pauvres. L'élite gagne à tous les coups, intérêts des prêts et aides aux patrimoines, aux entreprises et autres optimisations fiscales. Qui sont les banksters ? Principalement, une aristocratie, les noms à particules y sont pléthores. Ils continuent à se nourrir sur le dos de la plèbe, les mangeurs, c'est ainsi qu'ils se nommaient.

Suivons le parcours d’une famille gavé par le capitalisme puis le néolibéralisme. Un mangeur bankster dont la famille continue à se nourrir grâce à la République : Necker, le grand argentier du roi Louis XVI.
Ce petit banquier Genevois s'est enrichi dès 1762 avec un délit d'initié sur la monnaie du Canada. Puis en prêtant à la France, à des taux à 2 chiffres et encore en manipulant les cours du blé pendant que les Français crevaient de faim. Sa descendance, une « de Staël » se marie en 1816 avec un « de Broglie ». Ces « de Broglie » s’enrichissent durant les XIXe et XXe ne craignant ni les révoltes ni les guerres. Leurs enfants seront allaités par des nourrices bourguignonnes qui abandonnent pour cela leurs propres enfants. (Lire H.Vincenot)

Riche du sang des hommes, riches du sein des femmes.

Un des descendant se nomme Jean de Broglie, un duc, il est assassiné sous le mandat de Giscard. Aujourd'hui devenus des « De Breuil », ils sont journalistes d’élite à la télé, politiciens ou scientifiques. Les nobles sont très souvent dans les médias, ils sont 10% dans des banques alors qu’ils ne représentent que 0,1% de la population. Un autre « Gabriel de Broglie » est des immortels. Dingue, il y a cinq immortels dans cette famille ; un riche ça rêve de ne jamais mourir. Ce « Gaby » a été directeur de cabinet au Ministère des affaires culturelles auprès d'André Bettencourt en 1971. Cet André Bettencourt est le mari défunt d’une récente défunte Liliane Schueller Bettencourt, dont les péripéties ont alimenté nos canards dans les années 2015. En 1945, la future femme la plus riche de France est la fille d’un certain Schueller, le propriétaire de l’Oréal, un collabo pétainiste notoire. Relaxé, il recevra même la légion d’honneur grâce à André Bettencourt, bientôt marié à sa fille en remerciement et aussi grâce à une autre crapule notoire, François Mitterrand, lui prendra la place de PDG du groupe de presse. L’argent achète tout surtout un socialiste, le vote est décoratif en démocratie française. Je ricane de notre bêtise collective quand nous acceptons d'être dirigés par ces malades, mais ça fait mal.

Les familles d’élite recrutent les matheux tête de classe pour leurs banques. Les bons élèves, formatés par une école formatée par une République au service des familles riches, collaborent à faire perdurer le système, ils en récolteront de la reconnaissance et quelques miettes d’Euros. Ah ma p'tite dame mais le dessus du panier est le fruit d'une impitoyable sélection de l'école de la République. Mensonge. Un seul objectif : le partage du pouvoir entre politiciens et argentiers.
Les algorithmes, les équations orientent leurs cupides investissements. L'ENA fabrique ceux ayant l'art de dire l'inverse de ce qu'ils feront. Nourris d'idéologie consumériste et obsédés d'argent, ils n'ont même plus besoin d'œillères. L'état écologique de la France et la multiplication des écono-conneries devrait alerter le peuple sur le cynisme des élites. Mais le peuple est toujours plus exigeant avec une caissière qu'avec son député.
Depuis le CNR et jusqu’en 1973, l'état fabriquait lui-même l'argent dont il avait besoin, parfois avec excès, cela dévaluait sa monnaie et augmentait l'inflation. Mais grâce à ces excès, les salaires augmentaient tandis que la bourse végétait.
« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » M. A. Rothschild

Depuis 250 ans, notre dette représente, régulièrement, 100% du PIB, nous sommes donc dans une situation normale. Depuis 1973, nous empruntons aux banques, ça c'est a-normal. Un noble, de La Rosière de Champfeu, à la tête de la banque de France, du FMI, etc., valida l'obligation aux états d'emprunter aux banques.
Malgré tout, notre dette est déjà payée.
Actuellement on paye les intérêts. Si l’État prenait ses responsabilités, ou ne s'était pas vendu aux capitalistes et avait continué à fabriquer notre monnaie, nous n'aurions pas de dette. Mais alors cette dette serait voulue ? La façon de la compter est aussi perverse, c’est en la lissant dans le futur que l’on va la rembourser alors que les chiffres affichés sont ceux à l’instant T.
Aussi, une loi permet de ne pas rembourser les dettes dites « scélérates » quand l'argent emprunté n'a profité qu'à une clique.

Mais avec la clique de politiques, les éternels spécialistes encensés des médias, nés en première classe et éduqués en premier de la classe et habitués à décider par complexe de supériorité, les mesures prises ne reproduisent que les schémas dépassés d'un productivisme arriéré.
Nos représentants votent des impôts. Impôts permettant, en principe, une redistribution plus équitable des richesses créées par le pays.
Nos députés ne représentent plus qu'eux-mêmes et leur caste historique. Comme en 1850, nantis, avocats, juristes, sont majoritaires.
Oui, mais en 1848, on trouvait assis sur les bancs de l'assemblée Victor Hugo et Pierre Joseph Proudhon. Le pitoyable niveau des débats[1] de nos députés d’aujourd’hui devrait donner des complexes.

« La parade, le pompon, la gloriole et le tapage militaire, chose ridicule, qui ne servent qu’à faire du bourgeois une parodie du soldat »
Victor HUGO, « Claude Gueux »

Les impôts actuels volent la majorité pour donner aux riches.
Acheter une Tesla électrique à 38000€, et avoir une remise de 8000 € via une aide d’état pour voiture propre ; écologie foutage de gueule.
Changer les 50 fenêtres de son manoir et bénéficier du crédit d’impôt.

Les glandeurs de chômeurs pleurant une ASS de 6000€/an sont proportionnellement beaucoup plus taxés. Mais être dans la misère c’est tout bénef. pour le rentier : sans emprunteurs pauvres pas de prêteurs riches, d’où leur intérêt pour les intérêts en %.
L'Euro, monnaie unique, amplifie cette spoliation d'un outil, juste un outil, appartenant normalement, aux peuples et non pas aux banksters copains des coquins politicards.
Les aides aux propriétaires, les investissements défiscalisés dans les entreprises, les tableaux, les musées, les chevaux de course, les lois fiscales votées par les copains.
Pour être riche, il faut savoir voler.

S'enrichir avec le fruit de son travail ? Un conte de Noël.

Depuis plus de 30 à ans, nos impôts financent d’abord l'éducation nationale, premier outil d'émancipation utilisé comme premier outil de soumission, le second poste est le remboursement de la dette et enfin sur le podium on retrouve la défense. Enfin, « défense », le ministère de la Guerre serait plus approprié car depuis ma naissance la France n'a jamais eu à se défendre. A attaquer souvent. En Afrique surtout et c’est mieux si c’est un pays riche en matières premières.
La « Défense », c'est peut-être le premier poste si on additionne la Recherche et Développement, les retraites des anciens combattants et tous les coûts planqués. La République est traditionnellement guerrière.

L'état n'est plus un service public, il se sert du public.
Il l’essore.
L'état protecteur est une marâtre, il manie la carotte et le bâton pour instruire/contrôler ses enfants/citoyens. Et surtout des pauvres, car ceux-ci ont peu de temps libres. Tout en étant accablés de trop de maux, ils ont souvent peu de mots pour se défendre. Leur urgence c’est manger et se loger.
Les pauvres sont forcément endettés, en France et ailleurs : la dette permet aux mafias indiennes d'avoir des reins pour les occidentaux issus de pays dit civilisés.
Chez nous, l'état français oligarchique met en place des lois favorisant l'esclavagisme – l’obligation de travailler avec un RSA ou les accès de plus en plus difficiles aux droits au chômage – de ses citoyens les plus en difficulté.
Les artisans, PME-PMI, sont taxés plus que les multinationales comme Total, Amazon. Certaines réussissent l'exploit de ne pas payer d'impôts ; réussissent.
Sport national des élites : éviter de payer des impôts.
L'exploit se monnaie. Les experts-comptables, juristes/avocats fiscalistes pullulent sur le dos des productifs.
Une entreprise voulant gagner de l'argent est obligatoirement dans l'importation, les lois et normes néolibérales sont très orientées.
L'état organise son propre vol via des failles que les experts appellent « optimisation fiscale », un bel euphémisme.

Le néolibéralisme étatisé a manipulé les esprits pour que la lutte des classes n’apparaisse plus que comme une jalousie de pauvres envers les nantis. Ils doivent donc se taire sous peine d’attaque des chiens de garde de l’oligarchie : ils seront accusés de populisme, de démagogie.
Mais les 10% des plus fortunés détenant 65% des richesses mondiales peuvent dénoncer les « assistés » à qui ils doivent leurs richesses. Sous l’ère Trump, aux USA, dix ministres milliardaires détiennent autant que 120 millions de citoyens.

Créer une entreprise fonctionnelle, c'est savoir ne pas payer d'impôts.
C'est jouer avec la loi, chute de la morale.
C'est dé-jouer le fisc.
L’état voleur fait de son cas une généralité : les assistés, les immigrées, les chômeurs, les accidentées du travail, les malades sont souvent qualifiés de profiteurs. Pourtant nombre « d'assistés » ne sont pas capables de demander les aides auxquelles ils ont droits tellement la bureaucratie est voulue bordélique et stalinienne. En 2013, sur environ 12 milliards prévus pour les aider, à peine 4 leur sont versés. Ces économies sur les moins favorisés sont à vomir.

Et donner un revenu citoyen, ça ne serait pas plus simple ? Certainement momentanément pour éviter les démarches avilissantes, comme celle de se trouver face à une personne « bienveillante » dont l’objectif, fixé par les mâles dominants, est de ré-insérer l’assisté dans une société esclavagiste. Mais je me méfie de ce « don » d’argent car certains de mes ennemis (étymologiquement : qui me nuisent), des banquiers suisses y sont favorables[2]. Comme ils détiennent le privilège de fabriquer l'argent, ils peuvent donner l’aumône en échange de la paix social. Mais dans le monde réel, on peut trouver assez d’activités conviviales et variés pour que chacun ait une juste rémunération. Les humains peuvent remplacer les robots pondeurs de moellons ; les robots poussent au productivisme. Une maison en pisé est un chantier enrichissant, corps et âme, pour de nombreux compagnons. Mon idéal utopiste est donc plus proche du juste échange car le travail ne manque pas, éducation, santé, bâtiment, culture, agriculture ont plus besoin d’êtres vivants que de machines. En diminuant le temps de travail et en limitant le bénévolat – bibliothécaire, vendeur, entraineur, accompagnateur doivent être des métiers rémunérés et non du travail fantôme[3] – il y aurait des activités pour tous.
L’état est maintenant au service des ploutocrates. Il exploite et maltraite le peuple qu'il représente, gâche son argent, défigure son environnement. L'élite se réservera l'air pur tandis que les masses populaires s'entasseront en banlieue, aux bords des autoroutes ou des aéroports. Et la France en est largement pourvue, 12 fois plus qu'en Allemagne. Les gens respireront les particules cancéreuses de l'amiante ou des hydrocarbures. Et prépareront une crise cardiaque car vivant dans un environnement trop bruyant ; pas de doute, c'est volontaire.
Les élites mettent des moyens pour leur santé. Interdiction aux vieilles voitures d'accéder au centre-ville. La pollution sera bannie des centres ville, elle abîme les monuments à touristes, rend allergique les fils de bonne famille et tue les vieux de Neuilly. Repoussé en banlieue, le smog toxique tuera la vieille banlieusarde, ex-smicarde, ex-pondeuse de chair à patron, ce n'est pas grave, une vie de gueux ne vaut rien pour l’oligarchie.
Tandis qu'un centre-urbain « gentrifié » ça se protège.
Quand la plèbe ne saisit pas assez vite la direction à prendre, la propagande l’instruira.
De la pub payée par nos impôts pour les enrichir.
De la pub payée par la sécu pour vanter leurs médicaments.
De la pub payée par la sécurité routière.
Quand on sait que les emplois sont aussi subventionnés que les usines, on imagine le coût exorbitant de chaque employé trimant à la chaîne.
L'état subventionne l'avilissement de ses citoyens et l'enrichissement de familles de collabo de 39/45. La classe.
Soit dit en passant, la prévention routière pour 3500 morts, c'est bien, la prévention contre le suicide, 20 000 morts, ce serait mieux.

Nos élus ont le pouvoir, ils sont notre principal problème.
L'élu. Amen, le sens des mots.
Nos représentants sont devenus nos dirigeants.
A force de se re-présenter.
On ne les a pas élus pour diriger.
On voulait juste des délégués.
Et ils se prennent pour Dieu.
Ils sont tellement loin des réalités quotidiennes.
Ils ne connaissent pas le prix d'un ticket de métro.
Hors sol, il ne manque pas d’air.
Assis sur un tas d'or, ils ne partiront qu'à coup de pied dans le cul.
Ou alors, il faut qu'ils aient peur, peur de nous et peur de manquer.
L'or n'est pas nourrissant.
Étant incapables de travailler pour se nourrir, ces bien-nés aux mains propres, ont besoin du petit peuple.

DES IDÉES liées à l'impôt, pour qu'enfin l’État aide la veuve et l'orphelin[4] et œuvre pour une meilleure répartition des richesses.
- Taxer les héritages excessifs et limiter le droit de propriété.
- Instituer une vignette pour rémunérer ceux vivant sans voitures.
- Baisser les dépenses de guerre, avoir une armée défensive et non pas des sous-marins nucléaires d'attaque. Le ridicule ne tue pas, hélas. Sinon, un général serait mort pour avoir ainsi nommé Nos 4 sous-marins nucléaires : le triomphant, le téméraire, le vigilant, le terrible ; manque le décérébré.
- Développer l'autonomie alimentaire, échanger ses semences, favoriser les jardins, l’alimentation locale. Je rêve de petites villes autonomes grâce à leurs ceintures vertes ou l'on pourrait aller à vélo au marché super-local.
- Faire payer la consommation des énergies mais pas l'abonnement.
Ces propositions les feront rire tellement elles sont utopistes. Je réponds que les utopistes sont les rentiers, ils pensent que ce système inégalitaire va durer longtemps.

Je refuse de les imiter, d’être riche. Je ne veux pas avoir la haine mais qu’ils me foutent la paix car au quotidien ces humains me nuisent,
leurs politiques me nuisent,
leurs morales mercantiles me nuisent.
Je leur propose d'adopter un mode de vie différent.
Cela risque de leur nuire en réduisant leur pouvoir.
Ils vont me détester. C'est normal, habituel pour eux, ils m'avaient déjà défini comme leur ennemi.
Leur éducation républicaine, leur propagande mercantile m'a modelé.
Et je ne le savais pas.
En mon âme et conscience, paisiblement.
Je veux nuire à leurs valeurs.
Je ne veux plus participer à mon asservissement.
Depuis des siècles, ils ont prouvé leur maîtrise à la maîtrise du plus grand nombre. Nous manquons d'éducation pour organiser le changement de paradigme indispensable.
Nous manquons d'idées mises à jour.
Nous manquons de gestes déplacés.
Nous manquons de temps. Prendre son temps est dissident.
Les horloges nous ont été imposées, d’abord en Angleterre.
Les alternatifs sont en proie aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, s'élever, la dépendance aux riches est partout.
« Morceler le temps, mal le plus grand qu’on puisse faire à un homme ».
Simone Weil
Les néolibéraux veulent la mondialisation, ils devraient dire l’occidentalisation, celle permettant aux prolétaires d'acheter à bas prix des produits fabriqués par des esclaves.
Ils récupèrent tout, font du Greenwashing. Ils se vantent que notre empreinte écologique ou que nos émissions de CO2 baissent alors qu'elles sont délocalisées chez les indigènes ; la Chine consomme la moitié du charbon extrait.
Ils fabulent sur le nucléaire, c’est du high-tech. Comme à Brennilis, « dont l'enceinte était aussi étanche qu’un ciel breton ». B. Chevet[5].
Il n'émet pas de CO2 ! Ni pour les mines, ni pour le transport, ni pour la construction. Ni pour les déchets indestructibles enterrés, comme le chat recouvre sa crotte, à Bure. Les chercheurs inventeront les même contes et comptines que nos ancêtres avec leurs histoires de loups et d’enfants ; la transmission orale étant la plus efficace et là on parle de centaines de milliers d’années de radioactivité.
Pas de CO2 ! Ni pour surveiller les centrales ou les 2/3 des océans contaminés par Fukushima. Les Japonais ont la même élite capitaliste que nous, elle se fout du peuple, de l’environnement, et ce depuis longtemps : un exemple parmi tant d'autres, les 400 tonnes de mercure déversé entre 1932 et 1966 dans la baie de Minamata, par les nobles à la tête du pays de Soleil-Levant. On attend aussi de voir comment ils recycleront les réacteurs. Au regard du passé, on sait : avec de l’improvisation, mais toujours en sacrifiant les pauvres et la nature.
Ils se refusent à voir que ces bombes à retardement seraient avantageusement remplacées par des centrales de cogénération à gaz dont le CO2 serait compensé par la création de milliers de micro fermes bio.
Ils veulent des coûts de production bas, grâce à une main d’œuvre sous payée et des normes environnementales ou sociales au ras des pâquerettes… s'il en reste des pomponettes, mais elles sont où ?
Dans l’import/export, ils veulent continuer à vendre en France en multipliant par 10 le prix d'achat ; leurs usines en France avait une marge trop faible. Les néolibéraux veulent une société de concurrence libre -libre étant définie par leur loi- et non faussée par la morale, ça nuit aux marchés, la morale.
On aurait tous les mêmes chances de réussir.
Seulement certains sont dopés à « la cuiller en or » dès la naissance tandis que d'autres naissent banlieusardes.
Leurs lois, leurs normes, pipent les dés.
La république est une plaie suppurante, elle est condamnée.
Elle doit disparaître, l'accumulation de ses compromissions, depuis 230 ans, la rend aussi irrécupérable que la grecque et la romaine

Un démocrate est antirépublicain.
Un néolibéral est forcément républicain.
Et actuellement, il est impossible de lui résister.
Par imitation : Je veux être calife à la place du calife.
Par adhésion : Le bonheur de consommer est entré dans la tête de la majorité. Par obligation : Emprisonnement en cas de non-respect de l’interdiction de fouiller les poubelles.
Par peur : Si tu n’es pas docile, sache que tu peux tomber plus bas.
S'ils se nomment libéraux, c'est parce qu'ils sont contre le carcan de l'égalité.
L'égalité serait contre nature car nous sommes tous différents donc inégaux. Ils appellent l'envie de plus d'égalité, l'égalitarisme. Leurs ancêtres nous appelaient les « Partageux ».
Pour cette idéologie, il est juste que certains soient multi-propriétaires ou qu'ils héritent de milliards. Là, ils l'aiment la République, elle les assiste depuis 200 ans. Et ceux souhaitant plus d'égalité sont nommés « populistes » par les bavards des médias à la botte.

La libéralisation de la santé, de l’éducation. C'est bon pour tous ou pour quelques labos, filiales de multinationales ?
La libéralisation des énergies ou des autoroutes. C'est bon pour tous ou pour les géants du BTP arrimés aux politicards véreux ?
La libéralisation du prix du blé. C'est bon pour tous ou pour quelques agro-businessmen de la FNSEA ?
Pas de libéralisation pour les banques : créer une banque est interdit.
Là, l'égalitarisme devient dangereux pour les riches.
Investissements publics, bénéfices privés.
Une banque perdant de l'argent en pariant sur le cours du blé se verra renflouée par les citoyens.
Une banque gagne de l’argent en volant des agios aux pauvres, elle versera des dividendes à ses actionnaires.
Y a plus de limites.
Libéral, libéralisme.
Liberté, volée.
La torsion du mot liberté est d'une totale immoralité.

Immoral et mortifère, leur monde est voué à disparaître. Le seul p’tit souci, c’est que tous les êtres vivants risquent de l’accompagner.
Marx a repéré l’impossibilité de leur utopie : toujours plus d'imposés sur la fortune implique toujours plus d'humains sous le seuil de pauvreté. Ils ne pensent pas que si une majorité de gens devient trop pauvre, ils perdront leurs poules/pigeons aux d’or.
Le capitalisme a toujours profité des crises pour prescrire l’insupportable[6] . Et quand les petites crises ne suffisent pas pour mettre le peuple à genou tel que le recommandait Friedman ; et bien c'est la guerre qu'ils utilisent.
Les vols lors des guerres coloniales permirent la croissance de l'occident.
La guerre de 39 a permis aux États-Unis de rebondir après la grande dépression de 1929. Bien plus que les lois Roosevelt, socialiste capitaliste (pléonasme). L’Europe libérée devait, par obligation, acheter américain.
Tout ce que l'humain par son activité a construit, la guerre le détruit.
Un État en guerre, c'est le paradis des productivistes.
Après les guerres coloniales, après les conflits armés, ils inventèrent la guerre économique, principalement grâce aux dettes des pays du tiers monde envers les occidentaux.
Mais une petite guerre de quelques 300 000 morts comme en Irak ou en Syrie peut encore être utilisée.
Néolibéralisme et Croissance.
La croissance économique guide notre vie. Triple AAA.
Le système broie l'individu non collaborateur pour se maintenir.
Triple AAA ou retraite à 67 ans ? Triple AAA ou services publics ?

On nous explique que les sacrifices sont nécessaires pour maintenir le système.
Mais le système n'avait-il pas été mis en place pour éviter les sacrifices ?
Quand une société en est là, c'est qu'elle est décadente.
Entre 1980 et 1990 le PIB a doublé. Depuis 1990, le PIB a encore doublé, cela veut dire que la France est quatre fois plus riche qu’en 1980. Vous ne le saviez pas ? Vous n'êtes pas non plus au courant de la façon dont on définit la richesse, le PIB. La richesse est définie par les économistes et comme les économistes sont des idéologues insensés, on observe chaque jour l’horreur de leur définition de la « richesse ».
Ça mouille, ça bande devant un Rafale, ça c'est une richesse. Par contre, une terre en jachère avec un insecte merveilleux ne vaut rien.

« Si tu n’as pas admiré une mante-religieuse à 50 ans, c'est que tu as raté ta vie ». Pas de Rolex Séguéla.

Chier dans l'eau, élément vital, c'est du PIB car il faudra la nettoyer. Et puis appuyer sur un bouton, c'est technologique, ça éloigne de la nature.
Chions dans la naturelle sciure, c'est un acte anti-républicain, ça n'enrichit pas l'oligarchie industrielle ; enfin, pas encore mais comme le capitalisme récupère tout, la merde est promise à un bel avenir.

Un pays riche c'est : encore plus de télé, de l'urbanisation délirante. Selon la classe sociale, on n'est pas dans la même case. Centre-ville, banlieue HLM, ces grands ensembles où l'on vit si mal sa solitude, zone pavillonnaire, zone commerciale, zone de loisirs, ZEP, ZAC. Le matin on bouchonne pour aller remplir des bureaux, le soir on bouchonne en sens inverse pour aller remplir des appartements, le lendemain matin on bouchonne pour aller remplir des bureaux, le soir on bouchonne en sens inverse pour aller remplir des ....
Des quartiers maintenant appelés « sensibles » où ne peuvent habiter que des humains aux sens atrophiés, insensibilisés. Pourtant leur reste de la sensibilité et face à l'insupportable, les gens quartiers se révoltent et s'embrasent. Question de vie ou de mort.
« Le Corbusier », architecte, formé en Allemagne fasciste et toujours adulé des Français, savait comment le peuple devaient habiter.
Il est au patrimoine de l'humanité de l'UNESCO.
Les ghettos vus comme des œuvres d'art.
Jeff Koons au secours. Non, merci, en fait.
Les dénonciateurs de ces folies de béton, Henri Lefebvre dès les années 60, n’ont pas été entendu. Mais au moins, avec l’architecture, l'art est sous les yeux de tous, il n'est pas mis dans des réserves à placement de produits que sont les musées. On vit privé d'esthétique, pire même entouré d’horreur mais de temps en temps on se paye une heure d'art.
La rue, l'appartement, le bureau au quotidien peuvent être des lieux d'expression artistique, d'expression artisanale. Mais pour cela, il faudrait que les gens puissent s’exprimer, c’est humain.
Hélas, la pensée néolibérale s'accorde particulièrement bien avec le culte du chef monopolisant la parole : l'oligarchie artistique s’auto-congratule, se subventionne, se saoule/soulage. L’état français est un paradis pour assistés, riches subventionnés, chanteurs sans voix, peintres merdeux ou sculpteurs de colombins exotiques. Chaque année ils accumulent, la France empire en millionnaires voleurs de pauvres.
La France serait un des pays les plus riches du monde.
Mais riche de quoi ?
Pas de plus d'emplois de qualité.
Pas de plus d’activités rémunératrices, le SMIC est stable pendant que les charges fixes s'emballent ; énergie, assurances, mutuelles, et autres impôts obligatoires des multinationales.
Pas de plus de liberté, se réserver un salarié en lui faisant un CDI est d'invention récente et d'origine patronale ; aujourd'hui, les néolibéraux n'en veulent plus. En effet, la main d’œuvre est abondante plus la peine de se l'attacher, l'ouvrier doit se coucher pour bosser.
Pas de plus d'intelligence, l'école républicaine et laïque uniformise la pensée, la TV rend idiot.
Pas de plus de santé, la sécurité sociale rembourse à peine les frais, multipliant les sans-dents.
Pas de plus de sérénité, le cadre « travail » puis « retraite » impose au salarié une comptabilité de ses trimestres de cotisations. Vivre le pire au quotidien pour avoir le meilleur dans le futur.
Pas de plus de liberté, les aides des CAF sont dues à ceux respectant leurs lois, tout en ayant bac plus 10 pour remplir les formulaires.

Jusqu'en 1990, le capitalisme néolibéral a pu faire croire à une amélioration du bien-être pour tous, enfin pour tous les occidentaux, c'est fini. Et ça devient pire chaque année depuis la chute du mur de Berlin. Ce mur devait protéger les Soviets du capitalisme made in USA. En réalité, ce mur nous protégeait de nos vénales élites : l'Ogre Rouge donnait des cauchemars à bien des enfants bénis par le capitalisme.
On a vu les ravages du communisme d’État, assez proche des tragédies du fascisme. Aujourd’hui les ravages d'un capitalisme néolibéral adopté par la Chine sont patents. Ce paradoxe d'un système communiste s'adaptant aussi facilement au néolibéralisme est explicable : les objectifs sont les mêmes, productivisme et totalitarisme.

Le système « État » est malade, notre état français centralisateur jacobin puis napoléonien nuit à la démocratie.
Les élites néolibérales cherchent des solutions pour maintenir le système, enfin recycle les mêmes solutions. Elle fonctionne un temps puis les crises réapparaissent. Ces cycles se répètent depuis 250 ans, ils sont basés sur le progrès et la croissance.
La croissance des économistes détruit la Terre car une croissance infinie dans un monde fini est un délire : prenons 100 avec 2% de croissance, pendant 20 ans, on arrive à 150% : il faudra en fournir des matériaux, de l'énergie pour arriver à ce taux. Il faudra en voler des pays, il faudra en sacrifier des humains et de la nature pour arriver à cet objectif.

L’imagination créatrice permettant à une société de penser à l'avenir pour ses enfants est incompatible avec le court-termisme des rentiers obsédés de pognon. Avec le boursicotage, on est loin de l'investissement patient dans une futaie de noyers que l'on ne coupera que dans un siècle. Créer sa banque, brasser du pognon en vendant n’importe quoi, puis placer ses flux en bourse et se gaver avec les traders collabo.

Une solution finale ? L’utopie néolibérale : qu'une partie de l'humanité crève.
Ou mieux crève de faim, à petit feu, comme cela on enverra de l'aide. Et les aides distillées feront tourner l'économie des pays riches. Le riche a un besoin stratégique du pauvre, autant au niveau économique qu'au niveau psychologique.
La psychologie humaine a besoin de victimes pour évacuer l'angoisse existentielle d'une hypothétique déchéance. Le cadre moyen se satisfera de sa collaboration pour ne pas « tomber dans la cloche ». Sous Louis XIV, les nobles se faisaient déjà peur en allant visiter « la cour des miracles ». Depuis, les sciences humaines ont à peine progressé.

Pour une R-évolution permanente, il est indispensable de considérer L'Autre. Souvent, ce qui m'agresse chez lui/elle est un reflet d'une partie de moi que je ne veux pas voir.
Douter, toujours.

Où est notre dignité ? Ne sommes-nous plus que des consommateurs domestiqués n'arrivant plus à trouver d'autres idées, d'autres voies alors qu'il n'y a jamais eu autant de moyens de s'informer ?
Le savoir n'est pas du tout cuit, du prémâché tombant dans le caddie. Le savoir demande des efforts et du temps. Les néolibéraux le savent et pour éviter que l'on se développe, ils entretiennent la peur de la mort, de la maladie, du chômage, d'être à la rue, que nos enfants loupent leur scolarité, que la sécu ne les rembourse plus, que le CAF ne paye plus le loyer, que les bourses soient retardées.
Quelle est notre responsabilité ?
Acheter un objet fabriqué par un esclave est une honte, une compromission.
Nous méritons les médiocres à notre tête ; le commun des mortels aime les structures pyramidales.
Au sommet s'installent les mâles dominants, des Dieux, des prophètes, des papes, des présidents, des patrons, tout en haut. Et les Autres, les adorateurs, tout en bas.

La PEUR est leur outil de domination, les mêmes crises économiques se succèdent depuis 200 ans. La peur augmente en même temps que l'âge, les sociologues l'ont analysé et les élus néolibéraux connaissent bien leurs électeurs.
Gérontocratie ?

En bagnole, on drive-in, on est trop in.
Qu'on ait ou pas un master, on se rêve en winner.
Ou alors on aligne sa Picasso on the parking Vinci.
En rang d'oignons industriels.
Presser, passer sous les plastocs rutilants des fast-foods.
Du rouge, du bleu, du jaune : couleurs primaires, idées primaires.
La plèbe fait son malheur.
Fast et furieux, niaisement.
Attendre dans la queue pour du fade.
Musiques braillardes, néons blafards, sièges en skaï copyright, tables alignées, univers aussi insipide que la bouffe.
Pauvres bêtes de somme.
Et ça marche.
Ouvrir des boîtes en cartons, recevoir des Kdos, jouer au toboggan, jouer dans des boules.
Manger on s'en fout, on bâfre.
Même pendant la crise, le chiffre augmente.
Manger en kit, préfabriqué.
Meubles en kit, préfabriqués.
Mourir en kit, vie préfabriquée.
Moutons de Panurge, réflexes de Pavlov, achats automatiques.
Faire des courses au pas de course.
Piétiner dans des rues piétonnes.
Se presser pour être pressé.
Bouchonner en juillet, bronzer entassés.
Matraquage d'une presse vendue, stratège en endoctrinement.
Des cabinets de conseillers en relations publiques, vases communicants.
Ranger ses courses dans une boîte réfrigérée.
Pour la bouffe du soir, s'ouvrir une boîte de « chili con carne »,
de l'exotisme par procuration,
On bosse en boîte.
Open space dans son box.
On bouge en boîte ; danser, c'est pour les sauvages.
Tout ça pour finir réfrigérer, en boîte.
Et ça ne fait boiter personne.

Marx, vieux, précise la nature de son idéal : « La réalisation, dans une forme moderne, d'une organisation sociale archaïque. Cette forme moderne ce n'est pas la dictature du prolétariat, ce n'est pas la Commune de Paris, c'est la commune agricole ! ».
DES IDÉES.
Peuple ouvre les yeux, utilise tes sens et assume la nasse dans laquelle le système te maintient enserré.
Tout d’abord dire et redire, dénoncer l’intolérable majoritaire.
Pour ne pas adhérer, voter en ne consommant pas.
Slalomer entre leurs fourches caudines.
Le premier pas de l'émancipation, c'est d'avoir les pieds sur terre.
Marcher et aller sur le marché pour être en lien, les yeux dans les yeux, avec son paysan nourricier.

Le libéralisme originel se voulait facilitateur d'initiatives citoyennes.
Confiant dans les capacités humaines, convaincu que l'on apprend de ses erreurs. L'état discrètement surveillant et bienveillant ; l’état néolibéral est vendu, réapproprions-nous nos institutions, socialisons-les.

Certains, parents et enseignants coopérants, sont capables de définir les programmes qu'ils enseigneront dans leur école. Une communauté d'individus ayant des valeurs proches, attentive aux contextes géographiques, économiques et sociaux doit être libre de ses initiatives.
D'autres préfèreront une autre solidarité sociale, la « Sécu » est vendue aux industries. Certains cherchent à créer une autre voie qui les laissera choisir une médecine alternative, phytothérapie, aromathérapie, ostéopathie, homéopathie, décodage biologique, etc.
L'état les condamnera, en les qualifiant de sectes, surtout s'il est privé de son monopole médical.
Observons ailleurs, surtout chez les peuples de « sauvages » comme chez les anarchistes Maenge Papous. Ils subissent un génocide en Indonésie dans le plus parfait silence, un silence assourdissant, dirait la novlangue.
Un individu conscient, en interaction sensible avec son environnement, n'a pas besoin d'un cadre étatique pour être dirigé. Nous sommes de plus en plus nombreux et cela impose des états gérés par des représentants du peuple, la démocratie se doit d’avoir un état discret. Car les cadres protecteurs se révèlent nuisibles s'ils deviennent obligatoires ou exclusifs.

« Ni dieu ni maître » Auguste Blanqui

Anarchistes, la pire espèce ? Ceux-ci sont attaqués par les croyants parce qu'ils ne croient pas, attaqués par les républicains parce qu'ils ne veulent pas de hiérarchie, attaqués par les productivistes car ils ne suivent pas les modes consuméristes, anarchistes « martyrs » de toujours. Après des dizaines d'années de réflexions, après avoir construit pas à pas leur autonomie, les anarchistes espagnols ont créé, durant 3 ans, l'état coopératif non matérialiste et égalitaire de leur rêve. Les Allemands, les communistes de l’URSS, les cathos Ibériques, les républicains, les socialistes Français, les fascistes Italiens et Franco aidé par Ford et ses camions made in USA, tous leurs sont tombés dessus.

Le libère-terre est fondamentalement humaniste et coopérateur.
Historiquement toujours minoritaire, torturé, stigmatisé, il doit être détruit par les chefs qu'il honnit.
La peur qu'il inspire aux élites est révolutionnaire.




« Lorsque les individus auront reconquis l'estime d'eux-mêmes, lorsqu'ils se seront convaincus de leur propre force, lorsque las de courber l'échine, ils auront retrouvé leur dignité et sauront la faire respecter, ils auront appris que la volonté peut tout, lorsqu'elle est au service d'une intelligence consciente. »
                                                           Jean Grave, anarchiste de 1900



[1] Des non-débats en réalité car en démocrature française quand une assemblée est majoritaire elle se contrefiche de l’opposition.
[3] "Le travail fantôme, les valeurs vernaculaires" de I. Illich 
[4] Cette formulation est déjà dans le code d'Hammourabi, 1800 ans avant J.C.
[5] « Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre » film de Brigitte Chevet, 2008

[6] « La stratégie du choc » de N. Klein


Louise Michel

lundi 5 mars 2018

X-2 - LES RÉSISTANTS


X-2 - Les Résistants.


Notre personnalité est le fruit de diverses interactions. Un individu n'est pas libre, il correspond à son époque, à sa société. Cette réalité liberticide est douloureuse pour l'ego, la majorité préfère le déni afin de protéger sa personnalité. En effet, il est souvent inconfortable de se sentir décalé de la majorité du fait de connaissances nouvelles.
Mais, implacablement, une fois l'esprit ouvert, un point de non-retour est atteint. Une nouvelle voie s’éclaire, impossible de s’y soustraire même si cela implique d’être déstabilisé. (Platon, Allégorie de la caverne)

« L'homme libre est un faiseur de miracles. » Hanna Arendt

Comment s'adapter à une nouvelle situation, alors que nous sommes si fortement attachés à nos habitudes via l'environnement où nous vivons.
La vie, l'avis d'un Chinois n'ont rien à voir avec le/la nôtre, par exemple chez eux, mentir n’est pas si grave s’il s’agit de maintenir une cohésion dans le groupe. Nous nous mettons vite des règles, essayez simplement lors d'un stage, de changer de place entre le matin et l'après-midi ou d'un jour sur l'autre et vous verrez de la réprobation dans la majorité des regards. Changer d'éclairage est complexe, souvent c'est par obligation lors d'un événement, la mort d'un proche ; parfois c'est par la spiritualité, la religion ou par hasard lors d'un voyage.
Les anormaux ont toujours été rejetés ou utilisés. Les États ont besoin de boucs-émissaires, de souffre-douleurs à sacrifier.
Le sens du mot sacrifice a changé, avant c’est par conviction, par choix personnel que le sacrifié se proposait, il souhaitait devenir sacré comme ses dieux. Il pensait faire le futur bonheur de la communauté tout en se garantissant une place au « paradis ».
Pour tenir le peuple, le chef a besoin de victimes à donner en pâture. Ce furent les communistes et les homos aux États-Unis dans les années 1950. En URSS, au moment où Staline mourait, les Juifs étaient mis au goulag. Hier et aujourd'hui en France, les Tziganes, les Roms sont stigmatisés. Les prochains ? Les Musulmans tiennent la corde, suivis par les anti-systèmes productivistes, les « khmers verts », les « ayatollah verts » et comme d'habitude les anarchistes noirs. Ayatollahs, mot très utilisé par nos élites politiques, et pourquoi pas évêques ou rabbins ?
Il faut du courage pour résister à la majorité d’un troupeau.
Le capitalisme hitlérien a été jusqu'au génocide pour satisfaire le marché[1]. Aidé, faut-il le dire ? par l’oligarchie juive auditant de ses propres richesses et souhaitant, comme les autres élites se débarrasser des plus pauvres, des moins « purs ». Cette élucubration s'est dramatiquement retournée contre le petit peuple de confession juive originaire d'Europe orientale et provenant d'un pays de religion juive, le Royaume Khasar.
La « pureté de la race » a été inventée par les élites juives sionistes du XIXe siècle. Shlomo Sand dans « Comment le peuple Juif fut inventé » explique comment elles ont aussi créé le mythe d'un peuple, exclusivement, originaire d'Israël. Les antiques habitants de Jérusalem, des Israélites n'étaient pas Juifs, les nombreuses statuettes qu'ils priaient le prouvent. On l’a vu, c'est en exode à Babylone qu'ils ont inventé leurs rites, c'est plutôt de ce côté que se trouve leur « terre promise ». Les Palestiniens sont les véritables descendants des Israélites. Mais là faut y aller avec des pincettes on peut dire que le Venezuela est un pays pourri mais pas Israël sinon on est antisémite. En France on a même inventé une loi pour interdire le boycott de ce pays d’apartheid.
Aujourd'hui, les élites, les médias stigmatisent l’alternatif, les anti-productivistes sont dans le viseur. Ils se font un plaisir de monter des cabales contre ces empêcheurs de penser en rond.
De nos jours, on tue moins, on permet qu'ils survivent ces A-normaux.
Le « Patriot-act » américain met en prison plus d’activistes pacifistes et écologistes que de soi-disant terroristes islamistes, nés en pays de culture chrétienne.

Le fascisme néolibéral ne tolère pas les déviants.
Les lanceurs d'alertes, les Zadistes.
Les nomades, les SDF, les romanichels, les gitanes.
Y a pas pire, ça ne respecte rien.
Les capitalistes détestent les simples, la frustration assumée, les coopérateurs, les décalés de la mode et des habitudes, les acteurs de leur quotidien, les prolétaires de la gratuité.

Les élites les détestent car ils sont morts de peur. Tellement étranges et étrangers que la peur de l’étrange/r enchaîne sur des paranoïas destructrices. Des gens vivant simplement à la campagne, sans TV, sont des terroristes. Et si les coupables se font attendre alors des Coupat se dénichent aux abords d'une ligne TGV. Les alter-extrêmo-gaucho-anarcho-écolo-mondialistes sont forcément coupables. Avant d'être jugés, la presse hume l'odeur du sang.
Ces terroristes terrorisent la pensée unique. Il faut qu'ils payent.
Des gens n'ayant rien demandé à personne se retrouvent battus, emprisonnés, leur vie étalée, leur vie volée. Une culpabilité inventée par des ministres, des preuves inventées par les flics, et hop en taule ainsi l'a décidé un juge/fonctionnaire.
Des lois Loppsi s'additionnent tous les ans depuis 2010, elles permettent de classer comme « terroristes » des personnes refusant la pensée unique. Nos oligarques utilisent leurs lois « Vigipirate », pour isoler les porteurs d'une parole alternative. Daech est un monstre qu’ils ont créé et qui leur a échappé. Mais en bons opportunistes s’ils peuvent utiliser l’horreur pour asseoir leur pouvoir, ils n’hésiteront pas. Les brigades rouges italiennes ont été instrumentalisées. On l’a vu pour éviter le communisme, ils sont allés jusqu’à créer des guerres mondiales.
Aujourd’hui c’est plus soft, la constitution adaptée par le parti « national » socialiste autorisera les fascistes à voter un état d’urgence permanent. Le citoyen sera libéré de pensées, allégé d'un futur inconnu, enfin porté, enfin couvé.
Les Français tomberont-ils dans les bras protecteurs d'un dictateur ?
L'accumulation des catastrophes écologiques, sociales, humanitaires prouve que notre modèle est mauvais. Les mauvais dirigeants succèdent aux mauvais présidents et nous nous dirigeons vers la fin de l’histoire. Il faut avoir du hamburger « fol » plein les yeux pour ne pas voir que la fin est proche. La faim est proche de 2 000 000 000 d'humains. Pourquoi ne pas s’inspirer du passé ? Nos ancêtres n'ont-ils fait que des conneries ?
« Se chauffer et s'éclairer à la bougie est impossible, qui voudrait retourner en arrière ? » beugle leur chef/président.
Nous sommes perdus au milieu d'un univers d'énergie et nous, le peuple, guerroyons pour que certains, les riches, s’accaparent les ressources énergétiques. En opportunistes obsessionnels, ils inventeront le manque et les gueux tomberont dans le panneau, si la plèbe croit à la pénurie, les propriétaires pourront vendre plus cher.
Je ne suis pas un spécialiste des richesses du sous-sol ou d'ailleurs, mais il s’agit plus d'un problème d'accaparement et de partage que de raréfaction. On mourra plus sûrement des pollutions et d'un excès de CO2, via le réchauffement, que d'un manque d'énergie. A long terme certainement on trouvera moins de pétrole et de métaux. Mais enfin, le présent est suffisamment insupportable au niveau des inégalités et autres malheurs écologiques sans que l’on ait besoin de convoquer Mme Irma.

« Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion. » Théodore Monod

Croissance infinie.
Certaines villes tentent la révolution de « l’économie circulaire » ou comment tourner en rond. Faire croire qu’on pourra transformer une situation impossible en une promesse pour le futur.
Certaines entreprises tentent le « développement durable ». Est-ce à dire qu’il fut bel et bien conçu comme « non durable ». Le Greenwashing fait rêver mais dans la réalité tout pousse à la désertification des campagnes ; les bidonvilles n'ont jamais abrité autant d’humains.
Certains tentent « l'agriculture raisonnée ». C’est dire qu’elle fut belle et bien conçue comme « déraisonnée ». Les pesticides sont beaucoup plus utilisés en 2015 qu'en 2009 alors que la loi promettait une division par deux en 2018.
Déraisonnée un jour, déraisonnée toujours.
La « Démocratie participative » parce qu'avant on ne participait pas aux fonctionnements de la république. Dire que depuis des années, certains, des horribles anarchistes surtout, affirment qu'il vaut mieux pisser dans un violon que de voter.
Certains se décalent d’un pas. Ils tentent le bio invérifiable des grandes surfaces ; des patates d’Égypte ou des graines de tournesol de Chine. La part de l'alimentation dans le budget d'un ménage a été divisée par trois, du coup un litre de jus de pomme bio à trois euros est cher si on le compare au prix d'un jus de super hyper youpi marché subventionné à mort. En effet, dans une économie libérale et non néolibérale stalinienne cela ne se passerait pas ainsi. Car les coûts induits des industries alimentaires sont payés par les concitoyens : l’éducation des employés, les études des chercheurs en OGM, les aides à la construction des usines, les routes ou les aéroports facilitant la distribution des aliments industriels sont subventionnés.
Le paysan bio n'est pas aidé, il doit même prouver, en payant pour des labels, que ses produits sont conformes. Sans une remise à plat de ces dérives, le quidam ne peut que se donner bonne conscience.
Comment croire que les élites politiques seront capables d'inventer des alternatives ?
Ils proposent benoîtement de recycler le carton, d’une pizza à la sauce tomate OGM venue de Chine, à la farine de blé additionnée de conservateurs, aux légumes ramassés par des esclaves africains intoxiqués dans des serres en plastique où coule l'eau des nappes fossiles, ensuite elle rejoindra l’océan pour qu’il monte encore plus haut.
Ou ils posent sur leur villa de 300 m², des panneaux solaires photovoltaïques plus polluants, qu'efficaces. Entre l’énergie préalable/grise pour leur fabrication et celle posthume quand ils seront devenus des déchets, nombre de nos inventions modernes auraient dû rester virtuelles tant elles nuisent à la nature au présent et pour des milliers d’années.
Des solutions existent, plus ou moins adaptées d'anciennes idées issues des milieux écologistes. Les films comme « Demain » promettant un futur enchanté sont nuisibles. Ils participent au tour de « passepasse », ils mentent sur la réalité d’un présent affligeant : les courbes de nos excès ne sont pas inversées. Les stratégies de transition ou de développement durable vert seront récupérées par le marché. Elles ne permettront pas l’émergence d'une société plus égalitaire.

"Les illusions bourgeoises concernant la science et le progrès technique, partagées par les socialistes autoritaires, ont donné naissance à la civilisation des dompteurs de machines qui peut, par la concurrence et la domination, se séparer en blocs ennemis, mais qui, sur le plan économique, est soumise aux mêmes lois : accumulation du capital, production rationalisée et sans cesse accrue... Finalement, la société capitaliste et la société révolutionnaire n'en font qu'une dans la mesure où elles s'asservissent au même moyen, la production industrielle"
Camus, L'homme révolté

Nos ennemis sont des stratèges, ils réutilisent, redécouvrent l'eau chaude, tant l'histoire est un éternel recommencement. Le « diviser pour mieux régner » monte toujours les pauvres contre les précaires. Le chômage est une belle invention liée au culte du travail.
Les précaires de banlieues brûlent les voitures de leurs voisins, des manards smicards comme eux.
Précaire signifie avoir besoin des autres. Qui est le plus précaire ? Le musicien joueur de guitare dans le bar associatif, le jardinier et ses légumes pour la soupe partagée en famille, la mère s'occupant de ses enfants et du club de danse ? Ou la « fille de » offerte en mariage à un beau parti, n'ayant des doigts que pour compter les billets ou enfiler des bagues ?
L'argent dispense de tout, la morale s'achète autant que le sexappeal.
Les élites stratèges n'oublient pas leur fondamentaux pour orienter le regard du peuple ailleurs que sur leurs confiscations des biens collectifs. Ils inventent des ennemis à la nation. L'étranger, nomade ou hippie, a toujours été utilisé pour alimenter les peurs. En voulant se donner bonne conscience nos lois entretiennent le racisme. Il faudra attendre 2018 pour que le mot « race » disparaisse de notre constitution.
En 1900, on inventa le péril jaune, les magazines mettaient en première page un immense Chinois attaquant le château fort France. A l'époque, le patronat exigeait déjà plus de travail pour moins de salaire afin de résister à la concurrence.
La peur du manque de travail, le besoin de reconnaissance.
Les CDI écrasent les CDD, les ouvriers HQ toisent les apprentis, les cadres, trop heureux de leurs privilèges, servent la soupe au PDG.
Les fonctionnaires au travail garanti désorganisent le quotidien des précaires en appliquant des arrêtés générés par les dégénérés des ministères.
Étrangement, nos ennemis peuvent tolérer un vieil arabe. En France, il reste un misérable émigré HLMisé de force. Et si en plus, il meurt d’un cancer à l’amiante, ça fait des économies de retraite. Ils tolèrent aussi les autres Arabes utilisés pour les besoins de nos civilisations énergivores : Libyens, Iraniens, Irakiens fournissent l'or noir. Les pirates Somaliens, issus d'un peuple de pêcheurs, crèvent de faim. Leurs côtes sont souillées par nos déchets déversés dans leur mer. De plus, ils servent d'alibi pour maintenir nos forces armées sur la route de l’or noir.
Pareil pour les « Intégristes du Niger », ils nous servent pour rester et protéger nos mines d'uranium, dont dépend notre indépendance énergétique d'origine étrangère. Logique néolibérale.
Les élites trouvent toujours de quoi effrayer la plèbe.
La chasse aux Roms est leur chasse à courre.
La chasse aux sans papier obsède leurs petites pensées, mais c'est sur mon salaire que les flics sont payés.
La chasse aux alternatifs à la consommation.
La chasse aux terroristes de la paix.
La chasse aux extrémistes de la coopération.
Les élites appellent terroristes, tous ceux les mettant en terreur.
Extrémistes, tous ceux qu'ils estiment être à l’extrémité de leurs points de vue.
Parmi les non collaborateurs, les écolo-activistes sont les plus combattus. Les Zadistes sont un danger. Les adeptes de la décroissance sont un danger. Leur mot obus envahit la pensée de nos élites, ils le prononcent de plus en plus, perdus qu'ils sont par la disparition de leur croissance. Ils n'ont pas idées d'alternatives, leur éducation est monotone. Depuis des années, les empêcheurs du progrès productiviste dénoncent le gâchis actuel et avertissent de la finitude de notre planète. Aujourd'hui, ils font figure d’épouvantail car le modèle dominant depuis des siècles leur apparaît comme indépassable. Ces dissidents proposent de trier ses graines pour le jardin, plutôt que les acheter hybrides aux multinationales. De chanter en se racontant des histoires, pour rêver à un monde meilleur, plutôt qu’être évidé devant la télé. De choisir la marche, le vélo, le covoiturage pour se déplacer. D'acheter qualité made in France pour que l'objet se répare et fasse moins de km.
Mais, n'est-ce pas nuire à la société de consommation ?
Ces alternatifs ne refusent pas la technologie, ils veulent qu'elle soit pensée de façon démocratique. Ils veulent que le chirurgien puisse utiliser l'échodoppler pour savoir quels sont les « stent » à poser dans une artère pour sauver une vie. Il est évident que ce chirurgien risque moins de perdre son métier dans une société décroissante égalitaire que dans notre actuel système élitiste ; ou il est très compliqué pour les plus démunis de se soigner ou pour les personnes handicapées de bénéficier des dernières avancées de la technologie.
Le refus d’une évolution/évaluation technologique est souvent du côté des modernes capitalistes. Un bon nombre d'inventions réfléchies et humanistes s'opposant trop à l'enrichissement de quelques-uns, ils achètent le brevet et l’invention passe aux oubliettes.
Les personnes travaillant dans les métiers nobles, féminisés sont mal payées ; les métiers du « soin à la personne » seraient enfin à leur juste place dans une société alter-productiviste. Aujourd'hui, mieux vaut travailler dans le pétrole ou le nucléaire pour avoir de hauts salaires. Et ils nous pourrissent la vie.

DES IDÉES.
Il est nécessaire d'être plus radical, d'en passer par la dénonciation de la République productiviste pour revendiquer une Démocratie portant une politique décroissante. La décroissance n'est pas seulement un combat écologique, elle est anti-productiviste et donc anticapitaliste. Sous cette forme, elle est la piste politique la plus sérieuse vers laquelle nous devons tendre. Simplicité volontaire.
Où est la soi-disant régression ? Où est l'utopie soi-disant inaccessible ?
Dans le fait de vouloir élever ses propres enfants plutôt que de les confier à d'autres ?
Dans le besoin de se réapproprier son temps pour tenir compte/accepter la colère de son enfant plutôt que d'inventer le caprice.
Dans l'envie de marcher plutôt que de se ruiner, la santé et le portefeuille, en roulant ?
Dans le plaisir d'un repas issu du jardin potager plutôt que de bâfrer de la conserve d’animaux de souffrance ?
Dans le besoin de s'économiser plutôt que de se sacrifier pour faire tourner l'économie ?
Dans la gratuité du bon usage de l'eau ou dans la recherche chronophage d'un fournisseur privé d'électricité le moins cher possible ?
Dans l'âne-assistant du balayeur pour tirer les poubelles plutôt que d'avoir le cul vibrant et les oreilles casquées assis dans un robot aspirateur ?
Dans la fabrication d'assiettes en argile locale et dessinées à la main plutôt que celles d'esclaves chinoises.
Dans les chansons et danses partagées plutôt que s'avilir en usine à fabriquer des gadgets jetables ?
Dans la rénovation collective d'une maison ou travailler tout seul à empiler des moellons de multinationales ?


[1] Hitler voulait garantir la « pureté de la race » car il trouvait que les Juifs étaient trop bien intégrés, et en plus, s’en débarrasser permettait à sa bande de mafieux de les voler.