jeudi 5 octobre 2017

X-6 - Tout naturellement par le travail/salarié.../... X-6-a -Travail et technosciences.


X-6 - Tout naturellement par le travail/salarié.

X-6-a -Travail et technosciences.

L’humain est un singe technicien. Il invente des objets dont l'utilité n'est pas interrogée. Une épistémologie populaire doit se développer pour évaluer l’invention. La mesure d'une innovation ne peut être faite dans l’instant par les créateurs de la technologie.
Au début, la télévision était vue comme un moyen d'ouvrir sur, afin de connaître d'autres horizons, d'autres cultures. Après 50 ans, le bilan est pitoyable ; elle décervelle et pousse à la pensée unique.

L'angoisse existentielle impose à l'humain un impérieux besoin de rêver à un au-delà.
Actuellement, c'est dans le progrès techno-scientiste que l'on met le plus d'espoir pour retrouver le paradis perdu depuis Galilée.
Grâce aux machines, il n'y aura bientôt plus de morts, plus de malades, plus de douleurs, plus de limites.

Ces limites rondes comme la terre, ces limites de nos possibles, ces limites de nos sens.
Insupportables limites ?
Les technosciences remplacent avantageusement nos capacités, entendre mieux, voir plus loin, compter plus vite.
Et paradoxalement ces technosciences diminuent, réduisent nos sens en se substituant à eux.
Ça tombe bien, un vulgum pecus de plus en plus insensible sera plus facile à nourrir d'insipides.
Plus insipide il mange, plus insipide est sa pensée.

Pourtant le cerveau s'est développé grâce à nos sens depuis notre préhistoire.
Aujourd'hui le commun des mortels a un cerveau rétréci, il perd du QI.
Nos outils nous modèlent.
L'évolution de l'hygiène et de la médecine empêchent la sélection naturelle, même les humains fragiles survivent.
Transmettront-ils leur faiblesse à leur descendance ?
La question mérite d'être posée, d’autant plus que la réponse est complexe.
La science cherche la potion magique de l'immortalité. Les pays pauvres testent les vaccins, servent de stocks d'organes à greffer, se soignent aux médicaments avariés.
Les sciences font de la France le plus grand consommateur d'antibiotiques au monde, proportionnellement. Le record absolu est pour les USA, ils consomment à eux seuls, la moitié des médicaments produits sur la planète, … pareil pour les armes.
Les vaches et les poulets dont on se nourrit en sont saturés, ils sont les nouveaux débouchés commerciaux.
L'eau est avariée, la prochaine bactérie ultra-résistante est en gestation. Avec la bénédiction consumériste de l'état, des labos, des vétérinaires. Mais ce ne sera pas la fin, si nous sommes une variété de bactérie, nous réagirons comme elles : quelques individus muteront à temps pour recommencer une nouvelle civilisation.
C’est déjà arrivé : des Méditerranéens résistent au paludisme leurs globules rouges sont falciformes, des Tibétaines accouchent en altitude grâce à une mutation datée de 8000 ans et des mutants Bajaus d’Indonésie restent 13 minutes en apnée.

Le dieu-progrès ne se choisit pas, il s’impose à tous.
Les croisés de la secte des techno-scientistes imposent leurs réflexions, leurs orientations.
Dans les magasins : 500 variétés de pommes en 1900, 5 aujourd'hui… Toutes fadasses. Des variétés uniformes, oxymore de voleurs de mots.
Dans les maisons : 300 objets en 1900, 4000 aujourd'hui…
Inutiles et fragiles. Obsolescence programmée, science inconsciente.
Des routes en pétrole, de l'essence, des lampadaires.
L'hiver, les gens ne se payent plus de chauffage.
Des satellites TV dans le ciel.
Sur terre, on meurt de faim.
Dans l'eau des pesticides et PCB pour des siècles.
Nage la bouche fermée, retiens ta respiration.
Dans l'air, l'invisible radioactivité, ne retiens plus ta respiration, c'est inutile.
Survivre dans une vie à la chaîne.
Les catastrophes s’enchaînent et tu fais l'autruche.
Mettre la tête dans le sable impose le cul en l'air, ça ne sauve pas.
L’académie des sciences avec des grands scientifiques.
Les fameux savants, les grands hommes, des vrais de vrais membres de l'institut : Napoléon et Allègre.
Pas peur du ridicule, normal, ce sont des psychopathes.
Leur pensée unique verrouille la science. Les savants savent le bon pour les idiots que nous sommes. Ils nous font croire qu'ils ont une conscience pour un bien-être collectif. Ça rassure leur égo car, hélas le passé prouve leur corruption.

Le choix français du nucléaire est scientifiquement irrationnel, cette foi en une énergie non maîtrisable est comme une croyance mystique. Tout débat est impossible, la foi ne se discute pas. Surtout que les sommes en jeu sont considérables, comme les pots de vins versés aux scientifiques et aux politiques. L'industrie nucléaire est typique de nos modes de pensée, la différence l'effraie. Elle mentira, promettra pourvu qu'à cet instant, elle s'enrichisse. Les accidents dramatiques, fonte du cœur, fuite de plutonium de la centrale de St Laurent restent des secrets plus de 35 ans après les faits. Les villas sont toujours construites avec des convecteurs électriques, "les ménages Français sont en grande partie chauffés par des convecteurs électriques, qui sont les systèmes ayant les rendements exergétiques les plus faibles". Pourtant les pubs et EDF vantent leurs rendements énergétiques de 100%, ils mentent par omission et incompétence. L'exergie est la seule mesure de la réalité, car elle tient compte de la globalité. L'exergie d'un bol d'eau à 40° est nulle si elle est mesurée dans un pays chaud, alors qu'elle a une valeur dans un igloo inuit car 40° réchauffera l’habitat. La mesure de l’exergie grise ne laissera aucun doute sur le choix du bois local pour se chauffer en remplacement du fuel ou du gaz exotiques.
            D'autres technologies nucléaires existent comme celle utilisant du thorium. Elle produit moins de déchets tout en ayant peu de risque d'exploser. Elles sont restées confidentielles. Depuis peu Chinois et Indiens les redécouvrent et ça n'inspire pas plus confiance.
Si nos réacteurs à eau de type REP ont monopolisé la recherche depuis 50 ans, c’est qu’ils ont un avantage : celui de fabriquer des bombes. Quand il y a eu assez de bombes, nos élites ont continué à utiliser la pire des technologies à REP, dans leur logique arrêter cette folie aurait été reconnaitre que ces réacteurs étaient mauvais, donc donner raison aux anti-nucléaires. Une fierté mal placée pour nous conduire vers l’abîme.
Actuellement, ils récidivent avec le CO2, les pesticides, les plastique.
Le second avantage ? Les mafias politico-scientifiques modèlent notre quotidien de consommateurs uniquement pour leurs bénéfices. Malhonnêtes, ils font apprendre aux élèves que la France a « une gestion rationnelle de l'énergie ». En réalité, comme une mine privée, le nucléaire permet un monopole énergétique au profit de l'oligarchie. Si en cinq ans, vous ne voulez plus une seule centrale nucléaire mais plutôt des emplois porteurs d'avenir dans les énergies renouvelables ou les économies d'énergie, il suffit de demander, les réponses ne manquent pas. Elles permettront plus certainement cette autonomie énergétique que le nucléaire ne permet pas plus que le pétrole. Le nucléaire est fondamentalement dangereux, ses déchets se transportent partout sur nos routes et sur nos rails. Et il y aura encore plus de disséminations si on fait la bêtise de démonter les centrales. Il suffira d'un seul accident pour détruire une région entière.
Le jeu de dupe des nucléocrates en vaut-il la chandelle ?

Intermède anti-nucléaire.
Un champignon c'est naturel ! Et quel choix on a !
C’est comme pour un 4x4. Si, si.
C'est le message de la pub, des escapades dans la nature, de grands espaces pour des randos en rang d’idiots.
Et la meute appuie à font sur le champignon, ça donne une illusion de puissance.
Et un 4x4, pour Madame, elle veut transporter ses trésors en toute sécurité.
La sécurité c'est important ; de l'air qui ne rend pas malade grâce à la clim d’une voiture propre, un hybride à prime écologique.
Et un 4x4, pour Monsieur, ainsi à l’automne, il peut transporter les feuilles salement mortes tombées sur sa pelouse proprement verte.
ET un 4x4, pour l’héritier, un SUV ? Comme aux States, c’est comme ça qu’on fabrique du Winner.
Vous voyez, le 4x4 est d'utilisation variée comme les champignons que l'on peut mettre à toutes les sauces.
Et oui, c'est ludique un 4x4, c'est un gros jouet, c'est trop top cool, c’est la preuve de la cool-attitude nature.
S’éclater sur les chemins de traverse autour du terrain de golf, on est plus en sécurité qu’au Sahara et on a moins d’étrangers. En France chacun est dans sa case comme ça les riches sont protégés.
S’éclater aussi avec les hallucinants champignons, c'est trop top cool, c’est la preuve de la cool-attitude nature.
On a le choix de l’éclate chez les gens bien, la cocaïne ou les voyages exotiques, ou les deux et plus si affinités sexy.
Ah qu’est-ce qu'on s'éclate chez ces gens-là, ça donne du goût à la vie, la terre est si étroite.
Ces gens-là, n’aiment pas les champignons en boîte. Ils laissent ça pour ceux qui bossent dans leurs boîtes, ceux qui, le soir, dansent dans leurs boîtes en se saoulant de leurs alcools, et qui après le métro boulot font dodo dans des boîtes empilées. Évidements construits par la boîte des gens bien, faut que les loyers des pauvres payent les 4x4.

Les pauvres ont plus de peine à trouver une saveur à leur quotidien. Souvent, ils mangent, gras et sucré, jusqu'à s’éclater la panse et la pensée.
« On est trop gros on mange trop », parfois le pauvre aussi veut être trop top cool, il rêve aussi de s’éclater. Et si on lui mettait la mode du 4x4 à crédit dans son cerveau lavé ?
Comme ça, le pauvre se fera éclater en toute liberté consumériste.
Dans ce milieu … en bas de l’échelle sociale, certains voudraient vivre peinard, ils ne demandent rien à personne et pourtant, ils se font éclater par la majorité, on appelle ça la démocratie.

La démocratie c’est là où les prisonniers surveillent eux-mêmes leur prison. Ok ! Y a pire.
Ça peut ripper démocrature, on les force parfois à bouffer de la chimie bricolée à la sauce OG-aime. Bricolé ? Qui croit réussir en 20 ans ce que la nature a fait en 3,5 milliards d‘années ?
Oh présomptueuse folie.
Oh Hiroshima, mon amour.
En guise de paix, au Japon, ils ont bouffé un énorme champignon nucléaire, cuisiné à la sauce américaine.
En France aussi, on a de grands cuisiniers, nos cuistots militaires en Algérie, cuisinaient les récalcitrants avec l'électrique gégène.
La fée électricité dans le rôle d'une tortionnaire sado-maso. Fallait y penser.
En France-Algérie, autour des années 1960, on a aussi obligé les bédouins du Sahara à s'éclater avec nos champignons nucléaires.
On apportait la civilisation.
Et comme les présidents chefs cuistots aimaient ça, ils ont décidé de repasser les plats et ce grâce à nos soldats ; ils ont fait un gros gâteau avec de grosses bougies.
La cerise sur le gâteau, c'est le petit nom du dessert : la gerboise verte, la gerboise bleue, rien que du bucolique.
Et oui, ça pousse aussi dans le désert les champignons. Parfois ça donne la colique ou ça fait pisser du sang.
Et quand ça bronze un peu trop on dit qu'on est irradié.
En France on cultive les champignons, on cultive aussi le secret défense. Pour mieux nous aider à digérer les mensonges d’État :« Le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière ». Circulez, citoyen, « t'as rien à y voir » dit l‘expert nucléo-crapulocrate, vrai con Pellerin.

On ne doit pas être très gastronome, en France, car on nous fait avaler n'importe quoi ! Les gens sont braves même avec une indigestion, ils payent la note.
Hélas, la note devient de plus en plus salée surtout pour leurs enfants. Les adultes avalent, en toute conscience, des champignons et des couleuvres.
Mais nos enfants, ils payeront de leurs personnes, gavés de tout auront-ils « soif d'idéal, il faut voir comme on nous parle ».
Alors Stoppons les conneries au présent pour qu’un futur s’envisage radieux plutôt qu’irradié.
Dénonçons le nucléaire militaire et civil comme la centrale nucléaire nommée « Superphénix »
Tu parles d'un nom Superphénix, phénix c'est déjà fort.
Mais Superphénix c'est trop top cool.
« Vous êtes le Superphénix des hôtes de ces bois » à ces mots le corbeau se demande si le renard n'a pas mangé des champignons rigolos.
Ah ce qu'on est fier d'avoir un oiseau pareil, un Superphénix dans notre nid douillet qu'est la France. Et dire qu'il n'a jamais volé. C’est un monstre, une chimère.
Dès le départ, il avait du plomb dans l'aile le Superphénix, dans l'aile gauche tout près du cœur.
Des mètres et des mètres de plomb pour éviter ses rayons délétères. Pour le rendre plus aimable, le nucléocrate l'humanise, il lui a inventé un cœur !
Mon cœur, ma chérie, mon amour, ma vie.

On a mis deux yeux à des 4x4 pour qu'on les envisage alors pourquoi pas un cœur à un délire industriel.
Manquerait plus que comme le Phénix de la légende, l'oiseau magique renaisse, sans cesse, de ses cendres et que l'on ne puisse jamais faire disparaître notre super Superphénix et on dirait que c'est ce qui se passe.
Super doués, super visionnaires, comme quoi il a été bien baptisé ce drôle d'oiseau, d’une triste époque, pour une fois que nos responsables anticipaient.
Par contre ce qu'ils n'avaient pas anticipé, c'est qu'il a coûté des milliards, et que l'on dépensera encore des milliards pour l'achever. La radioactivité immortelle de cette verrue technoscientifique survivra durant des siècles et des siècles. Amen.

Malgré ces crises de foi envers le dieu technoscience, on repasse sans cesse les plats, sous couvert d'urgence énergétique, on invente d’autres technologies mortelles... et comme le nucléaire n’émet pas de sale CO2, il est appelé énergie propre. Il y avait les voitures propres, ils ont inventé des bombes propres, et aussi des OGM propres.

On n’arrête pas le progrès, il s’arrête tout seul.

Ils nous prennent pour des blaireaux ... et ils ont raison.
D'ailleurs, les blaireaux en France on n'aime pas. On est les seuls à les considérer comme nuisibles, on peut les traquer toute l'année. On est con, mais qu'on est con.
Dommage qu'ils ne nous prennent pas pour des ours blancs car alors les cons seraient une espèce en voie de disparition.
On remet donc le couvert avec un pharaonique EPR et un mirifique ITER.
ITER, c'est le p'tit frère, lui dans son cœur, il est fusionnel.
Le Phénix super, lui était fissionnel, comme tous ses cousins français du parc nucléaire, comme l’EPR de Flamanville, ils cassent de l'atome.
Le nouveau venu ITER veut simplement imiter le soleil et simplement obliger des atomes à s'imbriquer les uns dans les autres.
Des simplets, les sapiens sapiens sont des génies écervelés qui fantasment à mort, ils sont gavés de champipis hallucinogènes.
Ils conduisent leurs 4x4 en état d'ébriété avancée, ils nous conduisent vers la catastrophe.
Ils planent complet, ils croient que c'est dans 50 ans qu'ils auront la pierre philosophale de l'énergie infinie.
Cadeau empoisonné.
Avec tout ce pognon gâché à préparer des plats aussi indigestes que la bombe H, il ne reste rien à mettre sous la dent des sans-dents du présent. Même pas un plat de champignons de Paris, car à l’heure de l’économie néolibérale fasciste, leurs boîtes subventionnées se gavent aussi dans l’import/export durable. Le greenwashing, ça lave toujours plus vert.

On est la civilisation du feu, on vient de le découvrir. 800 000 ans, c'est si peu à l'échelle de l'univers. Notre civilisation pue du feu des ciments, du goudron, du verre, des bagnoles. Elle pue comme jamais et résonne de bruits de ferrailles roulantes. D'autres feux sont invisibles et inodores, les feux de la radioactivité. Mais quand on a la foi, on ne croit pas que Tchernobyl, et avant à Kychtym, ou Fukushima puissent rayer la France de la carte. Du coup on est condamné à répéter : la sonde de niveau, défectueuse à cause de la vapeur, ayant provoqué l'accident de 2011 au Japon, à Fukushima, est la même que celle qui avait dysfonctionné à Three Miles Island en 1979.
Croire ou ne pas croire au progrès, croire ou ne pas croire en la science. Cette croyance est confirmée à chaque quête, en sciences dite « dures », le pognon coule à flot.
La messe est dite par l'élite.
Tout pour l'élite.

Plutôt qu'une université des questionnements, on a une université du savoir par cœur, celle du savoir sanctifié des savants d’État. Toutes ces rues Cuvier, piètre découvreur et faiseur de sciences, soumis à Bonaparte, sont symptomatiques des manipulations de l'Histoire par nos élites.
Université pragmatique, quotidienne, hautement scientifique, du paysan pratiquant l’agriculture par synergie, la permaculture ou sélectionnant, acclimatant des graines pour Kokopelli.
Des paysans érudits testent, trient, sélectionnent les légumes, les fruits dans leurs jardins. Mais en France, on mise plutôt sur l'universitaire généticien OGM dont la méconnaissance de la terre se combine à l’obsession du pognon et à la soumission aux élites. Nos paysans nourriciers sont mal traités, pourtant ils continuent l’œuvre de biodiversité de nos ancêtres.
Des savants sapiens inventent des OGM de soja, dont la monoculture ruine les sols de la forêt amazonienne, afin de nourrir notre cheptel. Puis le bétail éructe du CH4, du coup d’autres chercheurs cherchent comment faire pour que nos vaches n'émettent pas de méthane. Ils proposent en toute débilité des OGM pour répondre aux problèmes qu'ils ont créés. Nos paysans savent qu'une vache nourrie aux lupins, une légumineuse captant l'azote ou avec du lin, a une meilleure digestion, et leur découverte ne date pas d'hier. Certains utilisent une plante exceptionnellement riche en protéines : l'ortie. Les trois-quarts des agro-business-culteurs vont se moquer, ils n'ont même jamais entendu le mot d'ortillière. Ils manquent de culture.
Des oignons ou un poireau, une ou deux patates, on assaisonne, on ajoute au dernier moment de la crème fraîche et on se régale d'une bonne soupe d'ortie, pas chère et excellente pour la santé.
Les véritables Terriens comprennent l'adoration des Hindous pour les vaches. Avec leurs bouses, elles participent à la biodiversité des prairies.
Aujourd’hui, on nous sert de la soupe de généticiens : les OGM permettront de lutter contre la famine. Après avoir subi la soupe des produits phytosanitaires[1] : les chimistes, en 1945 avaient le même argument « humaniste ». La chimie dont on nous a fait croire qu'elle avait fait progresser les rendements alors que les maraîchers parisiens du XIXe siècle avec des techniques de serre, de couche chaude grâce au crottin, avaient des résultats équivalents[2].

Propagande. Folie. Poison.
La mise au point de nouvelles variétés de maïs avec des gènes de scorpions est envisagée pour qu'ils résistent à la sécheresse.
Quid du goût ?
Quid du sain ?
Melon imputrescible pour voyager.
Tomate carrée pour le rangement.
Et bientôt l’OGM permettant de lutter contre l’effet de serre. Le coton est la plante qui reçoit la moitié des pesticides produits sur terre, si on fait un coton OGM, il sera moins traité, donc moins d'eau salie et moins de chimie fabriquée en usine : le coton OGM devient écologique.
Conclusion débile : c’est avec la science que l'on sauve la planète.
L'argument que ça protège aussi les ouvriers des pesticides est secondaire. Et si on s’habillait local, avec des vêtements de qualité, et que la mode arrêtait de nous influencer ? Ben, non, ça c’est sur Mars.
Imparable, ils sont trop intelligents les chercheurs, après tout c’est leur métier ; trop souvent, ils cherchent des solutions/réponses à des problèmes/questions qui ne se posent pas.
Par exemple, voici les critères pour un choix moderne d'un bon blé de labo : petite tige, épis serré, maturité des grains au même moment. Tout cela est justifié par le fait que c'est plus pratique pour exploiter la nature. Mais, dans la nature, ces céréales n'ont aucune chance car une petite tige est peu exposée aux vents donc les grains voyagent peu, d'autant plus qu'ils sont dans un épi les emprisonnant. Si, en plus, les grains arrivent à maturité tous au même moment, le moindre aléa climatique les fera disparaître en même temps. La sélection naturelle n'aurait pas pu inventer ces monstres dignes de Frankenstein. Quid du goût ? Le peuple doit choisir : manger industriel et dépenser de l'argent dans une TV LCD.

Le bon grain et l’ivraie… ou comment ne pas semer la zizanie.
« Les paysans palestiniens arrachaient les plants d’ivraie (une forme de blé sauvage) des champs de blé juste avant la récolte et non dès que l’ivraie était visible, c’est-à-dire après la floraison. En laissant blé cultivé et blé sauvage (ivraie) se croiser, c’est une partie des caractères de la plante sauvage qu’on autorisait à être ramenés à petite dose dans la variété cultivée, renforçant ainsi par exemple la résistance de la variété aux maladies ou à la sécheresse. » G. Kastler, paysan cultivé.
Ça veut dire quoi LCD ?
Regarde sur ta tablette.
Technologie, dépendance, surveillance.
Toute puissance.
Transhumanisme, homme augmenté.
Homme diminué, plus pratique comme esclave.
« Mort à la mort » délire Google.
Jack Baron se marre à mort. (Lire Norman Spinrad)
Plus de téléphones et moins de communication.
Plus de SMS et moins de mots.
Moins de français et plus d'améranglais.
Plus de vitesse et moins de temps.
Plus d'exotisme et moins de local.
Plus d'électronique et moins d’acoustique.
Plus de gadgets, moins de durable.
Plus de tableaux numériques et moins d'humains.
Quel est ce chant d'oiseau provenant du cerisier ?
Et cette fleur sur le talus ?
Regarde sur le net.
Un humain est fait pour marcher à 5 km/h non pas pour rouler à 100 km/h.
L'envahissement d'images virtuelles fait de nous des vivants virtuels.
Des zombies, y a-t-il une vie avant la mort ?
Comment agir, trouver sa place devant ces flux ininterrompus.
Les bras m'en tombent.
Les sens s’atrophient.
La vie perd son sens, nos records mondiaux de prise de psychotropes et de suicides devraient alerter nos bienfaiteurs.

Pourtant, la science en conscience est une poésie, elle pousse à la contemplation. Elle explique le bleu du ciel par l'émission de photons en provenance d'un électron restituant de l'énergie. Ces couleurs permettent à l’astrophysicienne de connaître la composition d'étoiles lointaines où elles permettent d'utiliser des nanoscopes capables de voir du 0,000000001 mètre.
La science invente des nouveaux matériaux, comme des vaisseaux sanguins, qui peuvent sauver. Mais avant de sauver, mieux vaudrait prévenir, c’est plus judicieux et moins prétentieux.
La science permet le recul sur l'incroyable diversité des vies, qu'elle ne confie pas à un Dieu, incapable d'une telle imagination. Comme un marteau ou un laser, la science n'est qu'un outil ; un outil impose des changements sociétaux. Jamais une nouvelle technoscience n'est neutre.
Alors quelle science ?
Notre adulation napoléonienne pour des sciences dites exactes, ou dures, mot symptomatique, les rendent prioritaires : les fonds et les laboratoires sont pour elles.
Elles sont critères de sélection via les maths. Cette matière définira l'élite. Exercices, répétitions, radotages, sacrifices, notes, classement, pensée unique, soumission, les maths asservissent les esprits. Une civilisation utilisant les maths, outil purement intellectuel, pour choisir ses élites, finira par compter s'il est plus rentable d'avoir des abeilles ou des ouvriers Chinois pour polliniser les fleurs.
Le mathématicien Alexandre Grothendieck ou l’artisan Spinoza nous ont montré l'équilibre, ils vivaient dans la réalité du travail manuel tout en étant des humains intellectuels et sensibles.
Les budgets vont aux « vraies sciences », les collusions sont nombreuses entre politiciens et physiciens math-sup ou généticiens chimistes. Les sciences humaines ou la philosophie n'ont pas leur place, pour une raison liée à notre ploutocratie : elles sont peu brevetables et ne rapportent pas d'argent. Pire même, ces sciences font réfléchir pour « penser sa vie pour vivre selon sa pensée » risque de révéler d'autres mondes possibles.
L'origine de la philosophie, de « l’amour de la sagesse », est grecque. Enfin c'est l'enseignement de notre occident nombriliste.
En réalité, les philosophes Grecs ont fait de nombreux aller-retours en Égypte, la philosophie était enseignée par les prêtres.
Et ce n'est pas seulement en Grèce ou en Égypte. Les sages Chinois pensent depuis aussi longtemps que les Grecs. L’occident a réussi à installer cette pensée que seule la civilisation grecque pouvait avoir des réflexions « humanistes ».
Des raisonnements souvent confinés à des cercles de professionnels jargonnant dans une langue incompréhensible pour le quidam normal.
La science sur le terrain a toujours été écrasée par la science des labos.
La science aux mains propres et aux filets garnis.
Là aussi la concurrence est faussée par des choix budgétaires partiaux.
Les néolibéraux veulent une concurrence libre et non faussée mais le néolibéralisme stalinien n'a pas confiance dans la main invisible du marché.
Les « lanceurs d'alerte » seront bannis, poursuivis. Ils sont des plaies pour l'économie.
L'économie de moyens est compatible avec le respect de la nature.
L'économie capitaliste est incompatible avec le respect de la nature, un seul contre-exemple SVP.
Les OGM inventés en labos stériles sont l'avenir qu'ils nous imposent. Contrairement à nos cultures en plein champ dont le sol a une vie microbienne.
« Saleté de merde bio, ce sol a trop de variables, il n'est pas scientifique. Il est sale » s’exclame le laborantin. Sale ? Comme un chemin de terre envahi de mauvaises herbes ? Serait-il plus sale que le bitume ?
Oui, notre Terre est forcément plus sale que la Lune.
On n'a pas les mêmes valeurs.
La propreté, c'est la mort, la propriété, c'est le vol.
C'est mon terrain, alors j'y déverse ce que je veux.
Délire de toute puissance, on va aller jusqu’où ?

Notre environnement habituel est organisé par nos choix énergétiques. Nos villes et nos maisons datent, pour la plupart, de l'époque faste de l'énergie bon marché, disponible, sans aucun souci quant à la pollution générée.
Toutes ces routes-griffures de goudron importé. Nos lignes noires, comme des cicatrices sur un visage, défigurent la terre pour permettent à nos véhicules à pétrole de nous déplacer. De plus en plus vite, des milliers d'hectares de bonnes terres arables sont volés pour que la croissance perdure, toujours plus de cicatrices tgv, autoroutes. De plus en plus lentement aussi. En effet, à peine conçues, nos autoroutes sont déjà saturées. Les conséquences de nos excès pour aller toujours plus vite nous obligent à ralentir. Les infos du matin annoncent régulièrement des milliers de Km de bouchons ou des pics de pollution, à l'ozone. Cela fait partie du folklore, ça ne choque plus personne.
Aveugle, sourd, insensible ? Jusqu'à quand ?
Les avions gribouillent le ciel, les passagers ne voient même pas les nuages, enfermés qu'ils sont.
Les humains étouffent dans leur caisse/tombeau, l'air pollué étouffe nos enfants et tue nos vieux, le boucan dès 6 heures du matin augmente le stress.
On s'en fout. Sauf que 50 milliards de bon argent part en fumée, alors on a enfin une bonne raison de chercher une solution aux milliers de kilomètres de bouchons. Chercher... Pas trouver.

L'habitude d'avoir trop d'énergie oriente l’agriculture vers le gâchis et la destruction. Le feu de nos moteurs, de nos techniques stérilise nos champs. Des collines à la terre profondément violée par le soc tranchant d'une charrue démesurée. Ce sol mort, privé de bactéries par agressions répétées, est devenu un simple support de maïs OGM. Exploitations agricoles d’exploiteurs agricoles, destruction de la biodiversité, aliments au rabais, tout cela est possible car les néo-libéraux-staliniens orientent les cultures avec leurs aides, leurs subventions, leurs primes, la PAC européenne.
Nos énergies sont volées aux autres.
L'énergie de nos paysans – des païens pour l’orthodoxie productiviste – est exploitée, pompée.
           
Pendant ce temps au Tiers monde.
Eux, crèvent de faim. Nous on ne sait plus quoi manger de sain.
Eux, crèvent de soif. Nous on a de l'eau en bouteille car l'autre est polluée.
Eux, étouffent du réchauffement que nous créons. Nous n'osons plus respirer l'air de nos villes.
Eux n'ont pas de quoi s'habiller.
Nous on invente des savants rudologues[3].
Les abeilles n'osent plus butiner dans nos campagnes.
Les multinationales payent des chercheurs pour leur bénéfice, elles ne veulent que des trouveurs de pognons.
Lorsque le pétrole est arrivé, on était au bout de la consommation de bois et lorsque le pétrole sera au bout, enfin plutôt nos poumons, aura-t-on un substitut permettant à la biodiversité de se maintenir ?
Le Dieu technoscience nous sauvera-t-il ?
L'humain a des ressources fabuleuses, une inventivité formidable mais le défi est immense car notre modèle occidental de civilisation est boulimique d'énergies et donc producteur de pollutions incontrôlables.
C'est le mouvement perpétuel qu'il nous faudrait ou un miracle de leur Dieu progrès.

Serons-nous le contre-exemple ? De 7 milliards de cerveaux, il doit pouvoir sortir quelque(s) chose(s). Jamais, l'humanité n'a compté autant de savants. L'ingéniosité humaine épate autant que sa capacité d'autodestruction afflige. Avant d'être un spécialiste de sciences physiques, l'étudiant devrait apprendre les sciences humaines, ça éviterait les psychopathes atomiques. Ça éviterait les non-sciences économiques. Les économistes ne sont pas des savants, l'économie est une idéologie pas une science.
Complexés, ils ont inventé un oxymore, la « science économique ». Pour se la jouer savant, la modestie ne les étouffant pas, nos financiers d’élites en chair(e) inventent un nouvel oxymore « science politique ».
La connaissance est un bien trop précieux pour être laissée entre les neurones, spécialisés donc étriqués, de quelques hurluberlus d'élites domestiquées par la compétition scolaire et le productivisme techno-scientiste. Ils ne doivent pas décider seuls, collectivement hiérarchisons les priorités : une nouvelle voiture hybride ou de l'eau potable pour tous ?

DES IDÉES.
Être au plus près de la réalité.
Les travaux de la Nobel Elinor Ostrom prouvent que la gestion des espaces publics, des zones naturelles confié aux collectifs de particuliers est plus efficiente que l’action d’un unique propriétaire ou d’un organisme d'état éloigné du terrain.

Je préfère le « Small is beautifull » du paysan au « Too big to fail » des banquiers. L’efficacité-rentabilité, l'efficience d’une petite ferme -une micro ferme dixit l'Inra- en polycultures est plus importante qu'une grande exploitation en monoculture comme la commune/village est plus efficiente que la mégapole.
Pourtant les campagnes se vident de leurs jeunes, de leurs cultures, de leur agriculture, de leurs hôpitaux.
Imitons la nature, elle est notre source d’inspiration et elle a des réserves : une mutation a suffi à une amarante, appelée aussi herbe à cochons, pour devenir résistante aux glyphosates des multinationales ; certains désobéissants en répandent les graines. Vengeance divine ? L'amarante était la graine sacrée des Aztèques. Ou plutôt, mystère de Gaïa spécialiste en sélection génétique.

La nature a expérimenté depuis des millions d'années.
Nos aliments sélectionnés, greffés, sont une transmission de nos ancêtres, notre devoir est de poursuivre cette œuvre. Alors plutôt que de chercher à la domestiquer, à la combattre, imitons-la dans ce qu'elle a de meilleur.
Les plantes savent équilibrer un sol, elles sont aussi en lien, la permaculture est une piste pour ne plus jardiner comme au néolithique.
Pour imiter la nature, il faudrait la connaître et pas la massacrer en multipliant les coupes à blanc ; en Europe, seule la France autorise ce biocide.
C'est quoi une plante ? Ce n'est pas un individu, ça se divise, se clone, se duplique facilement. Ces êtres vivants de par leur durée de vie peuvent donner des complexes aux humains. Les plantes sont d'une extrême variété. Leurs stratégies de vie sont d'une efficacité millénaire. Une de leur principale caractéristique est qu'elles sont fixes, cela entraîne des stratégies pour se nourrir différente des animaux. Eux se déplacent pour absorber de l'énergie concentrée. L'arbre doit s’étaler le plus possible afin de capter très peu avec une gigantesque surface de contact.
Une sorte d'idéal énergétique. Notre stratégie quand nous sommes attaqués est la fuite et si c’est impossible notre corps devra affronter le virus grâce à notre système immunitaire. Ceci est impossible pour la plante alors elle va modifier son génome et devenir toxique en augmentant momentanément son taux de tanins.
Une dernière différence avec l’humain est liée à la sexualité. La nôtre est discrète, en général. Quand, vous offrez une rose, vous offrez l'organe sexuel. Quand, l’allergie au pollen vous fait éternuer, c'est à cause du sperme de cyprès. Au printemps, ces multitudes de fleurs peuvent être comparés à une gigantesque exhibition sexuelle végétale.
Depuis notre sédentarisation, le dogme de l'humain intermédiaire entre Dieu et le reste de la création nous avons perdu le sens de l’empathie avec les autres êtres vivants.
La végétation est une source d’inspiration, d'imitation, 4 milliards d'années, ce n'est pas assez comme preuve d’efficacité ? Comme les plantes, les animaux sont parfaitement adaptés à leur environnement. L'agriculture par synergie est-elle trop complexe pour remplacer celle qui se contente de déverser des produits chimiques, appelés intrants NKP en novlangue ?
Sera-t-il possible de fabriquer du verre « à froid » en utilisant des stratégies d'origine organique comme certains animaux marins tissant des matériaux rigides et transparents à froid juste en utilisant les océans.
Le biomimétisme imite la nature et ses milliards d’années d’expérimentation. Il est possible de construire des bâtiments à l'image des termitières du désert ayant une climatisation naturelle. Ou d’imiter la photosynthèse ? Faut pas rêver, ce phénomène quantique a une efficacité encore inimaginable pour l’homo sapiens dans l’an 2000. Ou encore dans le domaine de la chimie organique ; utiliser des bactéries pour l'énergie ou la décontamination des sols est une stratégie d'alliance avec le vivant très prometteuse.

La réhabilitation d'anciennes techniques comme la construction en pisé ; là, on utilise uniquement de l'énergie humaine. Du traditionnel évalué, construisons en terre ou en fuste, pas en BBC de polyuréthane. (Bâtiments Basses Consommations). Imitons la nature, soyons économe comme elle.

Encore des IDÉES.
Les civilisations de « sauvages » ne s'autodétruisant pas sont toutes dans la frugalité. Alors on se calme, la vitesse pollue. On isole, on réorganise les anciens bâtiments. On arrête de construire des bibliothèques en verre plein ouest.

« Vivre simplement pour que simplement les Autres puissent vivre » Gandhi

Les constructions vernaculaires sont des indicateurs de simplicité et d'efficacité. La terre, prise sur place, la paille, le bois n'ont pas d'équivalents modernes comme isolants. On fait des maisons passives bien conçues, fonctionnant sans les inutiles technologies domotiques. Construisons notre poêle de masse, avec ses températures élevées, il pollue peu.
L'excrément est une ressource noble. Pour protéger les quelques herbes survivantes d'une sécheresse, on a interdit le passage des éléphants mais rien à faire, le sol succomba. Alors que sur le chemin des éléphants – oh !! Grand étonnement des scientifiques – le passage fut piétiné, sali de pisses et de crottes et il laissa place à une belle prairie.
« Oh !! Dieu que la merde est bonne » se dirent les blouses blanches.

Quelle ineptie que d'utiliser de l'eau propre du réseau pour la salir dans nos WC pour ensuite construire des centres de traitements high-tech pour la nettoyer.
Alors que les toilettes sèches transformeront les crottes en compost enrichissant la terre. Alors que l'urée des urines, riche d'azote, est appréciée par les plantes... Sauf que souvent nos déjections sont polluées par les substances chimiques dont nous nous nourrissons.
Économie.
Le sens étymologique d'économie est relatif à l’art de gérer sagement. S'économiser permet, plus sûrement, de vivre vieux, de vivre mieux.
Les lumières de la ville doivent s'éteindre ; admirer des aurores boréales à partir de Lyon est une utopie... du passé. Je ne vois plus les étoiles à cause de la pollution lumineuse, paradoxalement, dans le même temps, nous inventons des télescopes permettant d’observer des constellations à des milliards d’années-lumière.
Et pourquoi pas une coopérative du temps permettant une utilisation partagée des voitures. Inventer le droit d'usage en alternative au droit de propriété. Arrêter d'être fier de son carrosse d'acier puant le feu, le gras et le plastique. Ce char, symbole de réussite, ressemblent à la même chose que ceux fabriqués au début du siècle ; malgré les efforts, très chers payés, de milliers d'inutiles ingénieurs et designers.
Quand nous mettrons autant d'énergie et d'argent dans les transports doux, vélo, marche que dans les TGV et les autoroutes, on sera sur la bonne voie. Des garages à vélo à côté des accès aux transports en commun, des pistes cyclables nettement séparées des routes, des voies piétonnes pour se rendre à son labeur. Voilà une économie de moyens pourvoyeuse d'économie de pollution. En plus, cela entraînera des économies pour la sécurité sociale grâce aux activités physiques.
Utiliser avec parcimonie des énergies renouvelables pour ne plus faire de feu. Elles permettent une décentralisation de la production voire une production domestique de sa propre énergie. La France est le pays pouvant le plus se diversifier énergétiquement : le vent, le soleil, l'eau, la mer, la biomasse, à chaque région, à chaque village, de trouver son autonomie mais ne jamais oublier que « La seule énergie propre est celle qui n’est pas consommée »








[1] Mot orwellien pour dire poison.
[2] « Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris » J.G. Moreau et J.J. Daverne

[3] Spécialiste en déchets.

mardi 5 septembre 2017

X-6-b - Le travail, gagne-pain.


X-6-b - Le travail, gagne-pain.

Le travail est important, il a sa fête. Mais à l’origine est la fête des travailleurs, en commémoration des meurtres, par les élites, des ouvriers anarchistes de Chicago. Ce n’est que sous Vichy que le 1er Mai est devenu, la fête du travail. Pétain a aussi imposé la carte d’identité et l’interdiction des herboristes, les cueilleuses de « Simples ».

Les fascistes du « national-socialisme », dont le "Arbeit macht frei" est toujours au-dessus du portail d'entrée à Auschwitz, avaient une adoration du travail… des Autres. La phrase un peu adaptée : « le travail » des Autres « libère » certains de cet asservissement.

Le CNR a créé notre code du travail pour limiter les dégâts d'un salariat imposant une relation de subordination. En 60 ans, il a doublé de volume car les patrons ont multiplié les dérogations au bien-être. (Pour un autre code du travail. Dalloz ; C. Giraudet et collectif)

Que l'on soit puissants ou misérables, on n'a pas les mêmes valeurs.
Pour l’oligarque, le travail est la valeur absolue, toujours positif.

Travail folie de nuit.
Le travail nuit à la famille, la famille nuit au travail.
La famille décomposée, une bénédiction.
C'est tout bénéfice pour le marché une femme seule avec enfants, ça multiplie par deux les logements, les machines à laver, les voitures.
Subir.
Les risques de cancer sont multipliés si l'on travaille la nuit.
La sécurité militaire est basée sur la dissuasion nucléaire.
La sécurité de l'oligarchie est basée sur la dissuasion sociale ; obéis, conforme-toi sinon c'est chômage ou SDF sous les ponts.
Avilissement du quémandeur d'emploi.

Un prolétaire travaille pour gagner de l'argent pour acheter la voiture permettant d'aller au travail pour gagner de l'argent pour acheter la voiture la voiture permettant d'aller au travail pour gagner de l'argent...
Le travail a intérêt à être bon parce qu'il est long.
Et quand ton corps fourbu, usé, te lâche après avoir bossé 43 ans multipliés par 47 semaines multipliées par 45 heures, soit environ 90 000 heures au service de leurs enrichissements, tu meurs. Ta rente sera versée aux élites aux mains propres ; pour la conscience faut voir mais ça ne tue pas : des SS sont morts centenaires, des mineurs non
Le travail met dans des cases, la spécialisation fabrique des humains hémiplégiques, la salariée n’a pas droit à d’autres occupations.
Chacun son uniforme, la cravate – à l’origine une écharpe militaire – donne l'ascendance aux cadres sur les ouvriers ; structure pyramidale, les singes et les poules sont ainsi organisés.

Pour l'ouvrier : subordination, gagne-pain, récompense, dette, crédit, sacrifice, mort prématurée.
Pour le patron : contrat de domination, pouvoir, donneur d'ordres, reconnaissance, héritage, banque, prêt grâce aux impôts optimisés, loisirs, parachutes dorés, au pluriel.

Le travail « gagne-pain » n'a jamais aussi bien porté son nom. Sauf évidement au XIXe siècle, Norbert Truquin écrit un poignant et douloureux témoignage : « Mémoires et aventures d’un prolétaire ». (Prolétaire, étymologie, ne compte que par sa progéniture).
Jules Vallès a écrit trois romans ; c'est certain ce n'est pas du Balzac au style ampoulé et donc détaché, là c'est du vécu ; les mots affectent.
Nos corps sont des outils au service des nantis. Dévoués corps et âmes. En 1850, à l’époque du « Bonheur des Dames », on inventait la mode, les prix étiquetés. Aux « Malheurs d'Enfants-outils » dans les usines de tissage. Aux malheurs des jeunes femmes de la campagne que les élites allaient chercher pour fabriquer des hauts-de-forme en feutre de lapins. Elles mouraient avant la trentaine, intoxiquées par le plomb.

Un esclave malade était soigné, nourri et logé par son patron. Un ouvrier malade dans une usine du XIXe siècle était mis à la porte. Aujourd'hui, la sécu est en déficit volontaire, les contrôles se multiplient, l'ouvrier malade est avant tout un suspect ne méritant pas ses indemnités. Les RSA sont stigmatisés par les bourgeois mais aussi parfois par quelques frères smicards ; la peur de les rejoindre dans la misère pousse à la haine de ses frères de souffrance.  On n’est plus au XIXe aujourd'hui, on ne veut plus qu'il meure, les élites soignent leur conscience. Le pauvre doit sur-vivre dans la dépendance. Juste après la guerre on pouvait manger de son jardin. Aujourd’hui le miséreux dépend de l’aumône/salaire de son chef.
Modernité régressive : moins de pauvreté choisie et de simplicité volontaire mais plus de misère rémunérée, celle dont on a honte tant il faut quémander ses droits.
Le travail est l'outil de domination des classes aristocratiques sur les autres classes. L'argent tombe sans travail pour les rentiers. Pour les Autres, l'argent ne tombe qu'en échange de travail, et encore. Le travail rémunérateur étant défini par les rentiers, faut avoir la chance de tomber dans les clous, dans leurs clous.

Mère nourricière grâce à son jardin potager, zéro euro.
Sénateur, 20000 euros si l'on additionne tous les avantages.

Devinette. Sachant qu’un salarié rapporte en moyenne 54€/h à son employeur. Et qu’il ne lui revient que 7.5€, et qu’avec cette aumône, il paye ses impôts, loyers, entretient lui-même, sa famille et sa voiture et etc. A partir de quel revenu net l’appellera-t-on esclave ?

Les nobles représentent 0,1% de la population mais ils sont 10% dans le journalisme et la banque. Les élites nobiliaires ont placé leurs rejetons sur les bonnes cases de l'échiquier républicain.  Les « d’Orléans » sont encore les plus grands propriétaires terriens autour de Paris. Les PDG d'Axa, d'Air France, de la Banque de France, de la Caisse des Dépôts sont tous des héritiers de ceux qui se sont partagés le pouvoir en 1789. Les nobles et les bourgeois sont toujours à la baguette.

Nos élites profitent des écoles gratuites de notre république royaliste. Un ancien responsable du RAID est un noble, petit fils du général Leclerc de son vrai nom Philippe de Hautecloque. Ils sont nombreux dans la marine, c'est une tradition du XIXe et comme ils se décorent entre eux, ils ont droit à un enseignement personnalisé à la Maison d’Éducation de la Légion d'Honneur.

Merde, on n'est pas dans le 9/3 ou dans les banlieues Nord de Marseille, là où les écoles tombent en ruine et où les gueux du Tiers-état se ruinent pour leur villa en préfabriquée.

Y en a marre,
de leurs simagrées,
de leurs uniformes,
de leur mode uniforme,
de leurs uniformes au torse archi-médaillé,
de leurs médailles en sucre,
de leur sucre en poudre,
de leur poudre à canons,
de leurs canons de beauté,
de leur beauté uniforme,
de leurs uniformes.

            "La pire des institutions grégaires se nomme l'armée. Je la hais. Si un homme peut éprouver quelque plaisir à défiler en rang au son d'une musique, je méprise cet homme... Il ne mérite pas un cerveau humain puisqu'une moelle épinière le satisfait. Nous devrions faire disparaître le plus rapidement possible ce cancer de la civilisation. Je hais violemment l'héroïsme sur ordre, la violence gratuite et le nationalisme débile. La guerre est la chose la plus méprisable. Je préfèrerais me laisser assassiner que de participer à cette ignominie. » A. Einstein

Y en a marre
De les voir roucouler.
Bombant leurs décorations accrochées.
La classe d'une dictature.
Lors d'un défilé du 14 Juillet.
Tous aux « Garde à vous ».
Le menton tendu.
Le sabre dressé.
Bandant.

Nombre de diplomates ou d'ambassadeurs, toujours appelés « Excellence » ont des noms à particules.
On se fait avoir, nous toujours en bas, eux toujours là-haut.

Certains radotent -depuis Napoléon III- qu'il n'y a plus de classe depuis la révolution. Sauf que les médias et les sondeurs, propriétés des élites, nous rebattent les oreilles avec les « classes moyennes ». Le col blanc smicard est fier d'être de cette classe, et bientôt, grâce au mérite républicain ou aux miettes républicaines, il passera dans la classe au-dessus. La plèbe croit à la République égalitaire, l'aristocratie conserve ainsi sa main mise sur le peuple et se réserve les activités sympathiques.

Vous les riches.
Vous êtes multi-propriétaires, les loyers sont une rente idéale. Une rente payée par l’État, via les aides au logement.
Et si le logement est à rénover, des déductions d'impôts pour changer les fenêtres seront votées.
Vous naissez dans une vieille famille républicaine, la république est généreuse, parfois avec une particule achetée par un ancêtre, vos études laborieuses genre « science-po, ENA » vous font entrer comme attaché parlementaire de papa ou du copain à papa. En attendant d'être des parle-menteurs aphones au palais Bourbon, à deux pas de la place de la « concorde », la bien nommée ! Car la gauche dynastique et la droite conservatrice gouvernent de concert sur le dos de la plèbe.
Sinon, pour caser les énarques, les nobles ou les gens de biens, y a Pôle emploi ou l’AFPA… à diriger.
Vous héritez de quelques millions et de biens immobiliers, tardivement car le vieux noble ça meurt très vieux.       
Sinon, vous changez la loi sur les donations, et hop vous vous autorisez 11000€ de déduction pour la pension du fiston.
Le fisc cire leurs pompes.
Vous êtes nés riches, vous serez des vieux riches.
La sécurité avant tout, la sécurité est le premier devoir de l'état envers ses citoyens ; ses citoyens bien nés pas ceux des banlieues.
L'état, ce n'est pas moi, c'est eux, les nantis et ils ont peur des jeunes, des gens différents, des penseurs alternatifs. Pour se protéger, ils inventent, par à-coups, des lois pour rendre les coups des CRS/BAC légaux. Dès qu'un événement dramatique passe à la TV, une nouvelle loi émotionnelle est votée. Pourtant le budget de la justice française est parmi les plus faibles d'Europe. Encore un secteur non-marchand à l'agonie. Non marchand, c'est vite dit car certains avocats fiscalistes/d’affaires, ou autoproclamés[1], bossent plus pour leur propre compte bancaire que pour leur morale égalitaire.
L’agonie serait voulue ? Pour l’élite la justice est lente, pour nous, c'est comparution immédiate, les procureurs sont à la botte du pouvoir, et huissier à la porte.
Justice ? Des temples de marbre, glacials en hiver, des sièges en béton pour le justiciable. Assis sur leur auguste cul, l’élite, juges ou proc. déguisés en Noir blanc, froid chaud, riche pauvre, coupable non coupable -notre justice est dichotomique- condamne les gueux. Le cutter la symboliserait mieux que la balance.
Vos prisons, celles construites et gérées par les multinationales dont vous êtes administrateurs, tel Eiffage recevant des subventions via des PPP, (partenariat public/privé) ou Pour le Pantouflage des Politicards.
Avec des taux de récidives 10 fois supérieurs à la Norvège.
Vous n'évaluez pas le résultat de vos névroses ?
La loi par l'émotion, rien de plus dangereux, populiste et facho.
Leur loi décide de nos emplois du temps.
Leur loi décide de notre espace vital.
Leur loi étouffe nos droits.
Leurs lois liberticides, inégalitaires.
L'outil justice pour tous utilisé à leur profit.
En principe, la loi protège la veuve et l’orphelin.
En principe, la loi punit la destruction des nids d’hirondelles.
Réappropriation de nos droits.
Votre travail est un loisir.
Vous ne comprenez pas la grève de celui dont le travail est le « gagne-pain » de toute sa famille.
Vous finissez ministre.
Vous dirigez un monde que vous ne connaissez pas mais à votre service.
Vos lois veulent notre malheur pour votre confort.
Reculer l'âge de la retraite alors que les jeunes n'ont pas d'emploi. En France, la retraite à 67 ans est passée tranquillement, aussi tranquillement que les grèves/balades syndicales qui firent sortir des millions de personnes dans la rue.
Casser le code du travail, surtaxer les petits patrons et les artisans, multiplier les stagiaires, payer de plus en plus au SMIC, assouplir les horaires, augmenter la présence au travail, créer des normes pour que seuls les grands groupes aient accès aux marchés.
Utiliser les médias, dominés et infiltrés par vos amis, pour que l'on ait peur des Chinois, des extrémistes Sikhs ou Musulmans et que l'on accepte tous les sacrifices. Des avertissements du style « Quand la Chine s'éveillera », et elle dort encore, elle est en plein cauchemar. Le prochain réveil des citoyens de la RPC, un pays ravagé par une économie communiste néolibérale sera douloureux ; trop de pollutions, trop de vieux, trop d'inégalités.
Le travail, outil principal de votre domination fait l'objet de tous vos soins. Le travail des autres, La Source de votre enrichissement. Pour paraphraser une élite, je dirais que le cancer de l'assistanat des nantis mérite d'être éradiqué.
Vous les hommes riches.
Vous êtes le fournisseur de l’État : vous fabriquez des armes, des objets destinés à tuer, à être cassés puis jetés. L’éducation nationale a l'obligation de vous acheter vos logiciels comme « Solidworks ».
Vous avez un journal, vous vous êtes acheté un poste de sénateur-maire, vous avez la toison blanche et vous êtes souvent somnolent, en sécurité sous les ors de la république.
Vous perdez, gagnez, des procès, vous avez l'argent pour vous défendre.
Vous êtes rentiers et le contribuable vous offre un poste prestigieux.
Le citoyen contribue volontairement, ou involontairement, à votre piédestal.

« Jamais je ne m’assujettis aux heures, les heures sont faites pour l’humain et non l’humain pour les heures. »  François Rabelais

Vous les pauvres.
Ils vous détestent dans la rue et vous qualifierons de terroristes.
Ils vous parleront en novlangue. Les défavorisés plutôt que les exploités, la démarche qualité plutôt que le rendement.
L’espace public sous vidéo surveillance nommée vidéo protection.
Des licenciements massifs nommés « plan social » ou PSE, plan de sauvegarde de l’emploi.
Votre travail organise votre vie, on vole votre temps.
Vous êtes debout à 6 heures, votre fils demande à téter. A 7 heures vous préparez les tartines des deux autres avant de les préparer pour l'école.
Vous jardinez, nettoyez, faites les courses au galop, cuisinez, rangez.
Vous participez à la vie associative.
Vous n'avez pas de salaire, et si vous retournez bosser votre avancement sera retardé.
Normal, vous êtes une jeune femme.
Manipulé, la génération des « Baby Boomer » est fière du monde qu'elle nous laisse.
Ces ouvriers usés mais convaincus de leur utile travail.
Domestiqués pour leur malheur.
Fières de leur travail à 7,50 €/heure.
Fiers de leurs rêches mains de travailleurs survivants.
Regardez nos constructions modernes par rapport à celles d'hier.
Une ville ancienne aux toitures d'ardoises ou de tuiles vernies.
Des villes nouvelles, banlieues de cages à lapins.

Liberté, fraternité, égalité, ce slogan est à vomir.

Rappel : Article 122-7 du code pénal sur la possibilité de désobéir à la loi si l'on se trouve en « état de nécessité ». Il est possible d'aller se servir gratuitement en cas de besoin fondamental. Non, cela n’est pas indigne.

Ce monde pue, respirer l'odeur pestilentielle d’une ville après la pluie.
Perdue, oubliée l'odeur délicieuse d'une pluie à la campagne.
Admirez les parkings lisses et noirs des zones industrielles de cubes bardés d'acier, voyez ces zones commerciales colorées de slogans « ICI ON RASE GRATIS ».
Baladez-vous dans certaines campagnes mornes d'une monoculture intensive ou le meurtre des abeilles reste impuni. Comme ailleurs, les ferrailles en mouvement bourdonnent à la place des insectes.
Engins agricoles monstrueux.
Cancers. Maladies monstrueuses des agriculteurs aux ordres des multinationales.
Alors tant pis pour nous, humons les pollens allergisants enrobés de suie.
Humons les lisiers des animaux hors sol parsemés par les engins des bouffeurs de suif. Esclaves des chimistes.
Survivre en banlieue de béton-prison.
Subir l'obligation de respecter le gazon anglais, cette moquette verte sans vie.
Subir leurs ronds-points paysagers.
Subir leurs usines polluantes de l'être et de sa nature.
Subir leurs arbres taillés en cube minéral.
Je pense donc je subis.

« Il n’y a pas longtemps, c’étaient les mauvaises actions qui demandaient à être justifiées. Aujourd’hui ce sont les bonnes. » A. Camus

Rarement la pensée humaniste, la pensée réfléchie n'a précédé les actions.
Agir, réagir, faire, s'agiter.
Alors, comment changer ?
Passer au moins la moitié du temps pour soi, pour son accomplissement. Puis chargé d'énergie se battre contre, puis informer, communiquer ses idées idéales.
Être contre ? C'est souvent être tout-contre. Donc bien trop près.
Tout contre le système, il y a les syndicats d’État.
Copains de patrons gagnant des millions.
Et leurs salariés détachés à Paris.
Et à être détachés, ils en viennent à se détacher de la réalité.
Détachés, complètement détachés.
A Paris, complètement dans le microcosme.
Il ne faut pas compter sur eux, trop de compromissions.
Les batailles gagnées sont de plus en plus rares.
En général, elles permettent juste de conserver des acquis.
Un syndicat est force de propositions de la base.

En 36, la rue gagne. En 68, la rue gagne. En 1971, la CGT prônait la fin du salariat, la réappropriation/socialisation des moyens de production. Aujourd’hui y plus qu’IG Métal qui gagne, ce n’est pas chez nous. C'est dans la rue, les cafés, les associations, les théâtres, les yeux dans des yeux, des corps face à des corps que les citoyens se rencontrent et conspirent. Les combats ne se gagnent pas sur internet, même si les virtuels réseaux sociaux peuvent participer à la circulation d'informations alternatives à la pensée du microcosme politico-médiatique parisien.
Sans internet, les mouvements ouvriers du XIXe siècle étaient paneuropéens, voir même avec l’Amérique du Sud, car les échanges réels étaient plus nombreux qu'aujourd'hui.
Le langage réel n’est que dans la proximité des corps.

La TV, fer de lance de la société du show.
Quand une réunion d'information sur les manipulations des OGM et leurs conséquences sur la santé attire 30 personnes.
Quand une queue de centaines de zozos s'étire et trépigne devant le salon de l'érotisme.
Quand les salles sont combles pour un film SM, « 50 nuances de Grey », grand-mère, mère, fille et petite-fille ensemble plongées dans le noir béant du cinéma de quartier. Se pâmant devant la toile, gloussant en recevant le KDO final ; la cravache et le string pour imiter DSK.
On est responsable.

Je me souviens d'une grève contre une multinationale. Elle s'est finie par une buvette ou le Coca de la multinationale coula à flots. Je me souviens d'une grève ne gênant que les ouvriers. Je me souviens des 4 millions de promeneurs, promenés, partout en France pour les retraites.
Je me souviens de l'envie de marcher sur Paris et de quelques syndicats minoritaires en vraie colère ou de syndicalistes de base désarçonnés par leurs chefs.
Sur les banderoles, ils réclament du travail, ils réclament que leur usine ne ferme pas. LEUR usine, c’est une sc(o)op ? jusqu’où peut aller la décérébration. Jusqu'à accepter que les patrons se gaussent ?
Jusqu'à la mort pour un travail ?
Dommage pour les syndiqués sincères. Eux, sont au plus près de la réalité du terrain. Ils regroupent des individus ayant les mêmes préoccupations locales : bien-être, cadre adapté, juste rémunération.
Les partis politiques sont des « fourre-tout » hors sol.

Élites payées avec nos salaires pour nous attaquer. Et nous acceptons d'être bernés par les mots. Le salaire avec ses cotisations, on appelle ça des charges en langue néolibérale.
Cotisations ou charges patronales. Patronales ? Première nouvelle.
C'est avec son temps de travail et le prêt de son corps à l'entreprise que l'ouvrier permet aux patrons de payer des cotisations.
Nous, c'est sur notre temps libre que nous devons organiser notre défense et aussi nos réponses. La lutte est inégale mais nous sommes nombreux, nos actions, nos boycotts peuvent déplacer des montagnes.
Attention aux pièges.
Dans l'antiquité, les dettes permettaient aux notables Grecs de transformer des paysans en esclaves.
Ailleurs, la dette permet aux mafias indiennes d'avoir des reins pour les occidentaux issus de pays dits civilisés.
La dette est une stratégie de domination.
La dette, le travail aux ordres sont des outils utilisés par les élites pour s’approprier le corps de pauvres. Car nos corps doivent être des outils au service des nantis.
Dévoués corps et âmes. Notre siècle débutant fleure bon le XIXe siècle, l'époque des enfants dans les mines mais ça, c'était avant aujourd'hui, c'est interdit... en occident.
Car comme le coltan de nos portables et nos vêtements à bas coût sont importés, on consomme « à notre insu » de l'enfant Congolais, Chinois ou Pakistanais.

DES IDÉES.
Arrêter de se vouloir plus bourgeois que les bourgeois.
Changer ses habitudes d'achat.
Plutôt des vêtements Emmaüs que ceux des multinationales.
S'approprier la rue.
Préférer la grève générale à la grève d'un jour.
Que la grève du travail salarié devienne une journée de grève coopérative.
Boycotter les esclavagistes.
Relire ensemble le programme du CNR.
Choisir un syndicat sans hiérarchie parisienne.
Se mettre le peuple dans la poche en faisant des grèves. Rendre gratuits les péages, les transports.
Nos ennemis nous ont déjà définis comme leurs ennemis, alors on leur nuit : banque bloquée, sit-in devant leurs palais-villas.
Dépasser les appareils, créer des intersyndicales.
Au quotidien choisir le moins pire ou mieux consommer amis, réseaux, avec eux créer son activité, sa SCOOP.
Ou créer son métier de chercheuse dans son jardin personnel.
Installer des jardins à la place des parcs.
Définir des emplacements de marchés libres dans les rues.
Éliminer les métiers de cons, les fabriques de conneries, le choix est vaste.
Moralement le chômage c'est mieux que de bosser pour une boîte à fabriquer des bagnoles, des armes, des pesticides, des médicaments Médiator, des bâtons de CRS. De toute façon avec un travail payé au SMIC, la retraite ça sera le minimum vieillesse, pour une vie au minimum, pour juste survivre. Et ne comptez pas avoir ce minimum, défini par nos élites, avant 67 ans, alors le mieux, c'est de ne pas travailler dans ces conditions indécentes. Les coûts indirects d’une santé dégradée par le travail, le traitement des pollutions, l'emploi de matières premières exotiques, la construction d'infrastructures bétonnées démesurées devraient pousser de nombreux travailleurs à rester au lit pour ne pas augmenter les déficits de la sécu et de l’état.
Avoir une activité enrichissante pour soi et pour le collectif.
Pour cela, mettre en place des sites d'échange de services.
Le travail à accomplir pour le bien-être collectif ne manquera jamais.
Rues à entretenir, maisons à isoler, vieux à s'occuper, vie à danser.
L'offre est illimitée, le chômage est donc voulu[2].
Oui, ok, on a du travail... mais pas les sous pour vous payer. Menteur.
Alors on en fabrique, c'est de l’arbre, du papier.

La rivière polluée pour des années, c'est le réel.
Le cancer à l’amiante, c'est le réel, la mal bouffe, c'est le réel.
La dette, des chiffres sur un ordinateur, c'est du virtuel. Reset.
Le manque d'argent n'est pas une excuse aux manques de liens et de réflexions.

« Je sentis dans ma pensée le vide absolu de ces grandes phrases avec lesquelles on façonne le cerveau humain : Dieu ! Patrie ! République ! Tout cela, ce ne sont que des mots creux, qui ne font qu’augmenter nos misères et détruire la famille humaine !
J’ai besoin d’un autre idéal ».
            Victorine Brocher, 1871


[1] Décret n° 2013-319 du 15 avril 2013 supprimant les conditions particulières d'accès à la profession d'avocat des personnes exerçant des responsabilités publiques
[2] Milton Friedman souhaite un "taux de chômage naturel" appelé aussi NAIRU (un taux de chômage idéal n'accélérant pas l’inflation).